Six ports algériens vont révolutionner leur fonctionnement

Le Chef de l'Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné une transformation majeure dans la gestion portuaire en Algérie. Six ports stratégiques du pays devront désormais fonctionner en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, afin d’optimiser leur performance économique et fluidifier le trafic maritime. Cette décision vise à réduire les délais d’attente des navires, diminuer les coûts logistiques et renforcer la compétitivité des infrastructures portuaires nationales. 

Cette directive concerne les ports d’Alger, Djen Djen, Bejaïa, Annaba, Oran et Mostaganem, qui jouent un rôle central dans l’importation et l’exportation des marchandises. En instaurant un fonctionnement continu, l’objectif est de suivre la dynamique économique, éviter les goulots d’étranglement et mettre fin aux longues périodes d’attente pour les navires en rade.

Une mesure pour booster l’économie

Actuellement, le système de gestion portuaire en Algérie repose sur des horaires de travail limités, ce qui entraîne souvent des retards dans le déchargement et le traitement des marchandises. Ces délais supplémentaires engendrent des coûts additionnels pour les opérateurs maritimes, répercutés sur les importateurs et, in fine, sur le consommateur.

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En passant à une exploitation en continu, le pays cherche à améliorer son attractivité commerciale et à s'aligner sur les standards internationaux en matière de logistique portuaire.

Un impact direct sur la fluidité du trafic maritime

Selon les experts du secteur, l’ouverture 24h/24 et 7j/7 des six ports concernés pourrait réduire considérablement les temps d’attente des navires, qui s’étendent parfois sur plusieurs jours en raison des congestions portuaires.

Le port de Djen Djen, par exemple, est un point névralgique pour le commerce international et pourrait voir sa capacité opérationnelle augmenter grâce à cette nouvelle organisation. De même, les ports d’Oran et d’Alger, qui absorbent une part importante du trafic de marchandises, bénéficieront d’une gestion plus efficace de leurs flux entrants et sortants.

Les entreprises de logistique et de transport maritime accueillent favorablement cette réforme, qui devrait réduire les délais d’acheminement des produits, notamment pour les importations stratégiques comme les produits alimentaires, les équipements industriels et les matières premières.

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Une modernisation nécessaire pour la compétitivité

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures portuaires en Algérie. Outre le passage à un fonctionnement en continu, des efforts sont en cours pour digitaliser les procédures, améliorer la gestion des conteneurs et renforcer les capacités de stockage et de manutention.

À l’échelle régionale, cette réforme vise à positionner l’Algérie comme un acteur clé du commerce en Méditerranée, en rendant ses infrastructures portuaires plus compétitives face aux ports européens et nord-africains.

L’application de cette directive devra toutefois s’accompagner de réformes organisationnelles et logistiques, notamment en matière de gestion des effectifs, de maintenance des équipements et d’optimisation des contrôles douaniers.

En mettant en place cette réforme, le gouvernement espère accélérer les échanges commerciaux, soutenir la croissance des exportations et renforcer la souveraineté économique du pays face aux défis de la mondialisation.

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