Algérie : baisse spectaculaire des importations du lait en poudre

L’Algérie a réussi à réduire de 17 millions de dollars sa facture d’importation de lait en poudre, grâce à la commercialisation du lait de vache subventionné. Lancée en mai 2024, cette initiative portée par le groupe Giplait vise à substituer une partie des importations par une production nationale accrue.

Selon Samah Lahlouh, présidente-directrice générale de Giplait, cette politique a permis de diminuer significativement la dépendance du pays au lait en poudre importé. Selon l'agence officielle APS qui a donné l'information, depuis son lancement, la production nationale a atteint 68 millions de litres de lait de vache, offrant une alternative aux produits importés.

Une mesure économique et stratégique

La consommation de lait et de ses dérivés représente le deuxième poste de dépense alimentaire de l’Algérie, après les céréales. Le pays importe en moyenne 400'000 tonnes de lait en poudre par an, un coût évalué à 600 millions de dollars en 2021.

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Face à cette dépendance, la promotion de la production locale s’inscrit dans une stratégie plus large de réduction des importations alimentaires. L’État algérien, en collaboration avec des acteurs publics et privés, cherche ainsi à améliorer l’autosuffisance laitière et à limiter l’impact des fluctuations du marché international.

Un projet d’envergure pour l’avenir

Dans cette dynamique, un projet ambitieux en partenariat avec la société qatarie Baladna a été lancé en avril 2024 dans la wilaya d’Adrar. D’un montant de 3,5 milliards de dollars, ce programme s’étend sur 117'000 hectares et comprend plusieurs infrastructures, notamment des fermes d’élevage de vaches laitières et des usines de production de lait en poudre.

À terme, ce projet devrait permettre de couvrir 50 % des besoins nationaux en poudre de lait et de renforcer l’élevage bovin, tout en développant la production locale de viande rouge.

Une généralisation de la production locale

Le ministère de l’Agriculture prévoit d’étendre cette production à l’ensemble des laiteries du pays, y compris celles du secteur privé. Avec ces mesures, l’Algérie ambitionne de réduire progressivement ses importations tout en garantissant un approvisionnement stable pour les consommateurs.

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En prévision du mois de Ramadan, où la demande en produits laitiers augmente, Giplait assure que l’offre sera suffisante pour répondre aux besoins des ménages. Une avancée notable dans la quête d’une meilleure autonomie alimentaire pour le pays.


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