Projet de gazoduc TSGP : une nouvelle étape cruciale annoncée

Le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) ou le Gazoduc transsaharien vient de franchir une nouvelle étape avec la relance officielle de son étude de faisabilité, confiée à Penspen, un cabinet international de conseil en énergie de premier plan. Ce projet stratégique, qui relie le Nigeria à l’Algérie via le Niger, ambitionne de transporter jusqu’à 30 milliards de m³ de gaz naturel par an vers l’Europe.

Initialement lancé en 2002 par le Nigeria et l’Algérie, puis rejoint par le Niger en 2008, le projet TSGP couvre plus de 4000 km de pipeline à travers le Sahara. Après une première étude de faisabilité jugée favorable en 2006, Penspen a été de nouveau mandatée en mars 2025 pour mettre à jour cette étude, intégrant les évolutions techniques et géopolitiques de la région.

Selon une publication du cabinet Penspen, ce contrat prévoit une analyse complète du marché régional du gaz, des impacts environnementaux et sociaux, une évaluation des risques, ainsi que la définition du cahier des charges du Front-End Engineering Design (FEED).

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Le TSGP : une infrastructure à fort potentiel économique

Les retombées attendues du projet sont majeures. En plus de renforcer la coopération énergétique régionale, le TSGP doit permettre à l’Afrique de valoriser davantage ses ressources gazières et de devenir un acteur central sur le marché mondial. Les trois partenaires — NNPC (Nigeria), SONATRACH (Algérie) et SONIDEP (Niger) — misent sur cette infrastructure pour stimuler la croissance locale, attirer des investissements et créer des emplois directs et indirects dans les pays traversés.

Selon les derniers chiffres officiels, 60 % du tracé serait déjà réalisé, soit 2400 km de pipeline posés, principalement en Algérie et au Nigeria. La mise à jour concerne désormais les 1800 km restants, dont 700 km en Algérie, 1000 km au Niger et 100 km au Nigeria.

Un enjeu stratégique au cœur de la transition énergétique

Le TSGP s’inscrit dans un contexte de recomposition des flux énergétiques mondiaux, où la diversification des approvisionnements devient prioritaire. Pour l’Union européenne, dépendante de sources de gaz limitées, ce gazoduc représente une alternative sécurisée. À l’échelle continentale, il incarne une opportunité d’intégration économique africaine, via des infrastructures partagées et une logique de codéveloppement.

Par ailleurs, en facilitant l'accès au gaz naturel, considéré comme moins émetteur de CO₂ que d’autres hydrocarbures, le TSGP pourrait accompagner les pays africains dans leur stratégie de transition énergétique progressive. La relance de l’étude de faisabilité marque donc une avancée structurante vers la concrétisation d’un projet qui, au-delà de ses dimensions techniques, incarne une ambition continentale à long terme.

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