Le Fonds monétaire international (FMI) a publié une nouvelle analyse consacrée à l’évolution de l’économie algérienne. Dans ce document rendu public le 3 novembre 2026, l’institution examine les résultats des politiques économiques mises en œuvre ces dernières années et leurs effets sur la production nationale. Ses conclusions font apparaître plusieurs progrès, mais aussi des difficultés qui restent à surmonter.
Le FMI constate des avancées dans la diversification de l’économie algérienne, selon une analyse publiée mardi 3 novembre 2026. Le document est signé par Haris Tsangarides, chef de mission du FMI pour l’Algérie, ainsi que par François Painchaud et Véronique Salins, économistes au sein du département Moyen-Orient et Asie centrale de l’institution.
Les auteurs soulignent que la part des activités hors hydrocarbures dans le produit intérieur brut (PIB) réel et dans les exportations de marchandises a progressivement augmenté. Les recettes tirées des exportations non pétrolières et non gazières ont également progressé au cours de la dernière décennie.
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Selon les économistes du FMI, ces efforts « commencent à porter leurs fruits ». L’institution relève toutefois que les hydrocarbures représentent encore l’essentiel des exportations algériennes et que la diversification des produits vendus à l’étranger reste limitée.
Investissements et réformes : les secteurs mis en avant par le FMI
Dans son analyse, le FMI examine les politiques engagées par l’Algérie pour développer les activités productives hors hydrocarbures et soutenir l’investissement.
Les secteurs minier et agricole, ainsi que les projets liés à la sécurité alimentaire et hydrique, figurent parmi les domaines concernés. L’institution mentionne également la modernisation des infrastructures de transport et des équipements destinés à faciliter les échanges commerciaux.
Les auteurs mettent aussi en avant plusieurs réformes visant à améliorer le climat des affaires, notamment la simplification des démarches administratives, les modifications apportées au foncier économique et au secteur minier, ainsi que la création d’un guichet unique numérique.
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Le FMI souligne par ailleurs que les ressources naturelles de l’Algérie, sa place parmi les exportateurs africains d’énergie et ses relations commerciales avec l’Europe peuvent contribuer au développement d’autres activités économiques.
Le FMI appelle à renforcer le rôle du secteur privé en Algérie
Le développement d’un secteur privé compétitif constitue l’une des principales recommandations du FMI. L’institution estime que les investissements publics doivent également favoriser l’émergence d’entreprises capables de créer des emplois durables et de développer les exportations.
Pour atteindre ces objectifs, les économistes insistent sur la nécessité d’améliorer l’accès au financement, de disposer d’infrastructures adaptées et de renforcer les compétences de la main-d’œuvre.
Ils recommandent également de garantir des conditions de concurrence équitables entre les entreprises publiques et privées, de faciliter l’entrepreneuriat et d’encourager l’adoption de nouvelles technologies.
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Ces mesures visent à soutenir la production nationale, à accroître la productivité et à permettre aux entreprises algériennes de mieux accéder aux marchés internationaux.
Dépendance aux hydrocarbures et finances publiques : les défis qui persistent
Malgré les progrès relevés, le FMI attire l’attention sur les déséquilibres budgétaires et les pressions exercées sur les finances publiques. La concentration des exportations sur un nombre limité de produits demeure également un obstacle à la diversification.
Dans son évaluation économique publiée le 21 septembre 2026, l’institution avait estimé la croissance du PIB réel algérien à 3,9 % en 2025, contre 3,7 % en 2024. Elle prévoyait une progression de 3,8 % en 2026.
Le Fonds recommande notamment d’améliorer la sélection des projets financés par l’État, de renforcer l’efficacité des dépenses publiques et d’augmenter les recettes fiscales hors hydrocarbures.
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