QatarEnergy étend sa présence en Afrique : quelle place pour l’Algérie ?

Le groupe énergétique qatari QatarEnergy développe ses activités pétrolières et gazières dans plusieurs pays africains. À travers des accords d’exploration et des prises de participation, l’entreprise élargit son portefeuille de projets, notamment en Afrique du Nord. L’Algérie figure parmi les pays concernés par ces investissements, aux côtés d’autres producteurs d’hydrocarbures du continent.

QatarEnergy détient une participation de 24,5 % dans le périmètre d’exploration pétrolière et gazière d’Ahara, situé dans l’est de l’Algérie, à la jonction des bassins de Berkine et d’Illizi. Ce projet est mené en partenariat avec la compagnie nationale Sonatrach et le groupe français TotalEnergies. Le permis a été attribué en juin 2025, à l’issue de l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2024 », organisé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).

Sonatrach détient 51 % des participations, tandis que QatarEnergy et TotalEnergies possèdent chacune 24,5 %. Le groupe français est chargé des opérations pendant les phases d’exploration et d’évaluation du périmètre. D’une superficie d’environ 14 900 km², le bloc d’Ahara marque la première participation de QatarEnergy à un projet d’exploration et de production d’hydrocarbures en Algérie.

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Lors de l’annonce de cet accord, le 18 juin 2025, Saad Sherida Al-Kaabi, ministre d’État chargé des Affaires énergétiques du Qatar et PDG de QatarEnergy, avait salué l’entrée du groupe dans le secteur algérien. Il avait également remercié le ministère algérien de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables ainsi que l’ALNAFT pour l’organisation de l’appel d’offres, tout en évoquant la coopération avec Sonatrach et TotalEnergies.

QatarEnergy développe ses activités dans plusieurs pays africains

Selon une analyse publiée ce samedi 31 octobre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, QatarEnergy est présent dans plusieurs projets énergétiques africains, notamment aux côtés de Shell, Eni, TotalEnergies, ExxonMobil et Chevron.

En Libye, le groupe qatari a obtenu, en février 2026, une participation de 40 % dans le bloc offshore O1, en partenariat avec la compagnie italienne Eni. En Égypte, QatarEnergy possède des parts dans plusieurs périmètres d’exploration maritime, notamment 33 % du bloc East Port Said, acquis en octobre 2023, et 27 % du bloc North Cleopatra, dans le cadre d’un accord annoncé avec Shell en octobre 2025.

Le 10 septembre 2026, le groupe a également conclu un accord de principe pour acquérir 30 % des participations dans les blocs offshore 8 et 22, en Angola. Les autres parts reviennent à Shell, avec 50 %, et à la compagnie nationale Sonangol, avec 20 %. Au Mozambique, QatarEnergy détient 25,5 % du bloc maritime A5-A, exploité par Eni, dans le cadre d’un partenariat conclu en mars 2019.

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Namibie, Congo et Afrique du Sud : d’autres projets d’exploration

En Namibie, QatarEnergy détient notamment une participation de 27,5 % dans le permis d’exploration PEL 90, situé dans le bassin offshore d’Orange. Le groupe a également annoncé, le 10 juin 2026, des résultats concernant le puits d’exploration Merlin-1X, dans le périmètre PEL 0039. Au Congo, l’entreprise a acquis, en septembre 2025, une participation de 35 % dans le permis offshore Nzombo. TotalEnergies en détient 50 % et la Société nationale des pétroles du Congo les 15 % restants.

Le 13 avril 2026, QatarEnergy a annoncé une découverte d’hydrocarbures dans le puits MHNM-6 NFW du projet Moho, avec une colonne d’hydrocarbures de 160 mètres. Le groupe possède également une participation indirecte dans ce projet par l’intermédiaire de TotalEnergies EP Congo. En Afrique du Sud, un accord annoncé en mars 2024 prévoit l’acquisition de 24 % du bloc offshore 3B/4B, en partenariat avec TotalEnergies.

Une présence africaine fondée sur les partenariats énergétiques

Le développement de QatarEnergy en Afrique repose principalement sur des prises de participation dans des permis d’exploration et des projets pétroliers et gaziers. Les opérations sont généralement assurées par des entreprises partenaires.

Ce modèle permet de répartir les investissements et les risques liés à l’exploration entre plusieurs sociétés. Le développement des projets dépend ensuite des résultats des forages et des évaluations techniques et économiques. Selon Attaqa, QatarEnergy a enregistré un bénéfice net de 99,93 milliards de riyals qataris en 2025, soit environ 27,45 milliards de dollars.

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