Gazoduc transsaharien : nouveau coup au projet marocain concurrent

Le Nigeria réaffirme son engagement envers le Gazoduc transsaharien, qui doit acheminer son gaz vers l’Algérie en passant par le Niger. Cette nouvelle prise de position d’Abuja renforce la visibilité du projet porté avec Alger et Niamey, alors qu’un autre corridor gazier, reliant le Nigeria au Maroc, avance lui aussi.

Dans cette compétition énergétique, le soutien nigérian constitue un signal politique fort en faveur de la voie transsaharienne. Lors de la Nigeria Oil and Gas Energy Week 2026, le ministre nigérian chargé du Gaz, Ekperikpe Ekpo, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur du projet porté par l'Algérie.

Pour Alger, cette déclaration reste un appui de poids. Le TSGP doit relier les réserves gazières du Nigeria au réseau algérien, en traversant le Niger, avant de permettre l’acheminement du gaz vers les marchés européens et internationaux. La confirmation d’Abuja consolide la dimension tripartite du projet et rappelle que le Nigeria demeure un partenaire essentiel pour son approvisionnement.

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L’Algérie met en avant des avancées concrètes

Le soutien politique s’ajoute à des étapes déjà franchies. Le 3 juin 2026, l’Algérie, le Niger et le Nigeria ont validé le rapport final de l’étude de faisabilité actualisée du gazoduc transsaharien. Les trois pays ont également convenu de poursuivre les procédures opérationnelles et la coordination entre Sonatrach, Sonidep et NNPC. À cette occasion, le ministre algérien des Hydrocarbures a annoncé le lancement des travaux sur le tronçon algérien.

Cette progression donne davantage de consistance au projet algérien. Elle nourrit aussi la comparaison avec le corridor Nigeria-Maroc : le TSGP bénéficie d’une coordination renouvelée entre ses trois pays partenaires, tandis que les deux gazoducs ambitionnent de valoriser les ressources gazières nigérianes et de desservir des marchés régionaux et internationaux.

Un revers politique, mais pas un abandon du projet marocain

Face au Gazoduc transsaharien, le projet Nigeria-Maroc apparaît fragilisé par l’ampleur de son tracé et les incertitudes liées à son financement. Long d’environ 6 800 à 6 900 kilomètres, il doit traverser treize pays, ce qui rend sa réalisation dépendante d’une coordination politique, technique et réglementaire complexe. Son coût est estimé à 25 milliards de dollars, même si l’ONHYM cherche à le ramener à 20 milliards. À la fin septembre, aucun financement définitif n’avait encore été bouclé et la décision finale d’investissement restait attendue.

Le Gazoduc transsaharien bénéficie, lui, d’un tracé reliant trois pays - le Nigeria, le Niger et l’Algérie. En juin 2026, les trois partenaires ont validé l’étude de faisabilité actualisée et l’Algérie a annoncé le lancement des travaux sur son tronçon. Ces étapes renforcent la crédibilité du projet algérien et accentuent le contraste avec les défis financiers et de coordination auxquels reste confronté le corridor marocain.

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Dans ce contexte, la réaffirmation par Abuja de son engagement envers le Gazoduc transsaharien constitue un coup politique pour le projet marocain concurrent. Le Nigeria est le pays fournisseur au cœur des deux corridors : son soutien public à la voie passant par l’Algérie renforce la position d’Alger dans cette rivalité énergétique. Il ne signifie toutefois pas qu’Abuja abandonne le partenariat avec Rabat.


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