Algérie : 4 groupes étrangers en lice pour des projets de Sonatrach

L’Algérie veut réduire sa dépendance aux importations en développant sa production pétrochimique. Sonatrach avance sur deux projets industriels à Arzew et Skikda, pour lesquels quatre groupes étrangers ont été présélectionnés. Ces installations pourraient remplacer une partie des produits achetés à l’étranger, mais leur impact économique reste difficile à chiffrer. 

Selon MEED, qui a rapporté l’information cette semaine, quatre entreprises sont en lice : le chinois HQC, l’égyptien Enppi, l’espagnol Técnicas Reunidas et le britannique Wood. Elles concourent pour des prestations d’ingénierie de base (FEED), de licences technologiques et de gestion de projet. Aucun contrat de construction n’a encore été attribué par l'Algérie.

Sonatrach mise sur deux nouvelles unités à Arzew et Skikda

À Arzew, Sonatrach prévoit une unité d’huiles de base des groupes II et III, utilisées pour fabriquer des lubrifiants. À Skikda, le groupe prépare un complexe d’éthylène, matière première notamment utilisée dans la production de polyéthylène.

Ces investissements s’inscrivent dans un programme pétrochimique de 7 milliards de dollars sur la période 2025-2029. L’objectif est de faire passer le taux de transformation locale des hydrocarbures de 32 % à 50 %.

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L’enjeu commercial est réel. Selon le bilan du commerce extérieur, les importations algériennes de plastiques et d’ouvrages en plastique ont atteint 2,57 milliards de dollars en 2025, en baisse de 17 %, sur 48,78 milliards de dollars d’importations totales.

Des économies possibles, mais pas avant plusieurs années

Le marché des lubrifiants offre aussi des perspectives en Algérie. La consommation nationale d’huiles moteur est passée de 130 000 tonnes en 2023 à 148 000 tonnes en 2024, soit une progression proche de 14 %.

Le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, avait indiqué que les installations nationales couvraient plus de 70 % des besoins en lubrifiants synthétiques.

À Skikda, le projet d’éthylène pourrait notamment alimenter le complexe CP2K, capable de produire 130 000 tonnes de polyéthylène haute densité par an, et réduire ses achats de matière première à l’étranger.

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D’autres projets illustrent cette stratégie. Le complexe de polypropylène d’Arzew prévoit une capacité annuelle de 550 000 tonnes, face à une demande nationale estimée à 120 000 tonnes. Celui d’alkylbenzène linéaire de Skikda doit produire 100 000 tonnes par an, avec une réception annoncée pour 2027.

Pour les deux nouveaux projets, les capacités, les investissements précis et les dates de mise en service restent à déterminer. Les études techniques devront aussi préciser les besoins en infrastructures.

L’Algérie pourrait ainsi réduire certaines importations, sans supprimer sa dépendance aux produits pétrochimiques étrangers. Une mise en production avant 2030 paraît difficile au regard des délais industriels, mais aucun calendrier définitif n’est encore établi.


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