Pour les Algériens établis en France, envoyer de l’argent à leurs proches peut entraîner des frais importants. Le montant affiché au moment du transfert ne raconte pas toujours toute l’histoire : il faut aussi tenir compte du taux de change appliqué. Les données de la Banque mondiale permettent de comparer ces deux éléments, mais elles correspondent à des tarifs relevés à une date précise et ne remplacent pas un devis actualisé.
Dans son relevé du corridor France-Algérie, la Banque mondiale a observé, le 18 août 2025, une offre de la Caisse d’Épargne Île-de-France. Pour un transfert de 140 euros, les frais affichés atteignaient 63 euros. Avec la marge de change, le coût total relevé s’élevait à 63,18 euros, soit environ 45 % de la somme envoyée.
Pour un montant de 345 euros, le même relevé indique 63 euros de frais, auxquels s’ajoute la marge de change : le coût total était de 63,45 euros, soit environ 18,4 % du montant. Les frais fixes pèsent donc proportionnellement davantage sur les petits transferts.
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Ces chiffres concernent une offre bancaire observée par la Banque mondiale ; ils ne représentent pas la moyenne de toutes les banques ni celle de tous les services d’envoi vers l’Algérie. Les tarifs et les taux peuvent varier selon le prestataire, le montant, le mode de paiement et la façon dont le bénéficiaire reçoit l’argent.
Pourquoi comparer le montant reçu plutôt que les seuls frais ?
Certains services affichent des frais réduits, voire nuls, mais appliquent un taux de change moins avantageux. Cette différence constitue une marge qui augmente le coût réel du transfert sans toujours apparaître comme des frais distincts.
Pour comparer deux offres, vérifiez donc combien le bénéficiaire recevra en dinars, après conversion et déduction de tous les frais. Comparez aussi les délais, le mode de réception et les éventuels frais facturés à l’arrivée. La Banque mondiale définit le coût total d’un transfert comme la somme des frais facturés à l’expéditeur et de la marge appliquée au taux de change.
La moyenne française ne correspond pas au tarif vers l’Algérie
La Banque mondiale indique qu’au troisième trimestre 2025, le coût moyen d’un envoi depuis la France était de 5,23 %, tandis que la moyenne des offres bancaires françaises atteignait 18,59 %. Ces chiffres regroupent plusieurs destinations et prestataires : ils ne décrivent donc pas à eux seuls le coût d’un transfert vers l’Algérie.
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Pour les familles et la diaspora algérienne, le bon réflexe est de comparer le montant net reçu avant chaque envoi. Un devis récent, établi pour la somme exacte et le mode de réception choisi, donnera une estimation plus utile qu’une moyenne générale ou qu’un tarif relevé l’année précédente.
