Plusieurs pays européens se tournent vers l’Algérie pour renforcer leurs approvisionnements en hydrocarbures à l’approche de l’hiver. La France demande des livraisons supplémentaires de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), tandis que la République tchèque souhaite doubler ses achats de gaz algérien.
L’Allemagne prépare également une augmentation de ses approvisionnements dans le cadre d’un accord avec Sonatrach. Ces démarches confirment l’intérêt des marchés européens pour les ressources énergétiques algériennes, mais toutes ne correspondent pas encore à des volumes supplémentaires définitivement contractualisés.
La France demande davantage de pétrole et de GNL
Paris aurait sollicité Alger pour obtenir, dans les meilleurs délais, des quantités supplémentaires de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Cette démarche intervient dans un contexte de tensions sur les marchés énergétiques et de recherche de nouvelles sources d’approvisionnement avant la saison froide.
Les possibilités d’augmentation diffèrent toutefois selon les hydrocarbures. D’après les sources citées par Attaqa, l’Algérie disposerait d’une marge pour accroître ses livraisons de pétrole à la France. Pour le GNL, la situation serait plus contraignante en raison des engagements contractuels de Sonatrach envers ses autres clients.
À ce stade, les volumes supplémentaires demandés par Paris et leur calendrier de livraison n’ont pas été rendus publics. La demande française ne signifie donc pas que toutes les quantités sollicitées ont déjà été acceptées.
La République tchèque veut doubler ses achats
La République tchèque figure également parmi les pays souhaitant renforcer leurs approvisionnements auprès de l’Algérie. Prague veut faire passer ses importations de gaz algérien de 200 à 400 millions de mètres cubes par an, dans le cadre du contrat liant la société énergétique tchèque ČEZ à Sonatrach.
La question a été abordée lors de rencontres organisées à Alger pendant la visite du Premier ministre tchèque Andrej Babiš et du ministre de l’Industrie Karel Havlíček, fin octobre 2026. Sonatrach a confirmé que les deux entreprises avaient évoqué les possibilités d’extension de leur contrat.
Économie Marché européen : l’Algérie veut ouvrir davantage la voie à ses produits
Le doublement des volumes reste néanmoins un objectif à concrétiser. Les modalités commerciales et le calendrier d’une éventuelle augmentation doivent encore être précisés.
L’Allemagne prépare une hausse
L’Allemagne cherche elle aussi à consolider ses relations énergétiques avec l’Algérie. Un accord conclu entre Sonatrach et l’entreprise allemande VNG prévoit une augmentation des livraisons de gaz à partir du 1er janvier 2027, selon les informations publiées par la presse spécialisée.
Le volume supplémentaire n’a toutefois pas été précisé publiquement dans les éléments disponibles. Cette évolution s’inscrit dans les efforts de Berlin pour diversifier ses sources d’approvisionnement et sécuriser ses besoins énergétiques.
Sonatrach face aux demandes européennes
Pour l’Algérie, ces sollicitations représentent des possibilités commerciales, mais aussi un défi opérationnel. Sonatrach doit tenir compte des contrats déjà signés, des capacités de production et d’exportation ainsi que de la demande énergétique nationale.
Économie Algérie : 23 milliards saisis dans une affaire de fraude fiscale et de blanchiment d'argent
L’augmentation des livraisons ne dépend donc pas uniquement des besoins exprimés par les clients européens. Elle suppose également que des volumes soient disponibles et que les conditions commerciales et logistiques permettent leur acheminement.
La multiplication des démarches européennes souligne l’importance du gaz et du pétrole algériens dans les stratégies d’approvisionnement du continent. Reste à déterminer quelle part de ces demandes se traduira effectivement par des livraisons supplémentaires et par de nouveaux engagements contractuels.
