L’Algérie a effectué plusieurs livraisons inhabituelles de produits pétroliers vers des marchés internationaux au cours des neuf premiers mois de 2026. Ces expéditions ont notamment concerné des pays qui n’avaient pas importé certains produits algériens depuis plusieurs années. Les dernières données publiées précisent les destinations concernées, les quantités livrées et l’évolution des exportations par rapport à 2025.
L’Algérie exporte 3,4 millions de barils de produits pétroliers vers 8 pays
L’Algérie a expédié neuf cargaisons exceptionnelles de produits pétroliers, représentant un volume total de 3,4 millions de barils, entre janvier et septembre 2026. Ces livraisons ont été destinées à huit pays, dont trois États arabes.
Selon les données publiées mercredi 28 octobre par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, et relayées par le média spécialisé Attaqa, ces opérations concernent des marchés qui n’avaient pas reçu certains produits pétroliers algériens depuis plusieurs années ou qui en importent rarement.
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Le sultanat d’Oman arrive en tête avec 1,4 million de barils reçus en septembre 2026. Il s’agit de sa deuxième livraison de ce type depuis plusieurs années. La précédente, d’un volume inférieur, remontait à décembre 2025 et constituait alors la première depuis au moins 2017.
L’Indonésie occupe la deuxième place avec 960 000 barils répartis en deux cargaisons. La première, de 199 000 barils, a été livrée en avril, tandis que la seconde, de 761 000 barils, est arrivée en août 2026. Ces expéditions marquent le retour des produits pétroliers algériens sur ce marché après une interruption remontant à juin 2022.
États-Unis, Égypte et Libye : les autres destinations des cargaisons algériennes
Les États-Unis ont reçu plus de 313 000 barils de produits pétroliers algériens en août 2026, une première pour ce type de livraison depuis mars 2023. La Bulgarie figure également parmi les destinations concernées, avec une cargaison de plus de 256 000 barils expédiée en mai, après une interruption remontant à septembre 2020.
En Afrique du Nord, la Libye a importé 251 000 barils d’essence algérienne en avril 2026. Sa précédente livraison de ce type remontait à octobre 2024. L’Égypte a, pour sa part, reçu plus de 44 000 barils en juin 2026, soit sa première cargaison de produits pétroliers algériens de cette catégorie depuis avril 2020.
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— بوابة الجزائر - Algeria Gate (@algatedz) October 28, 2026
Deux autres destinations complètent la liste. Taïwan a importé 124 000 barils en septembre, une première depuis juillet 2023, tandis que la Guinée a reçu plus de 24 000 barils en juillet, après une interruption remontant à janvier 2021.
Ces expéditions ont eu lieu dans un contexte de perturbations du commerce pétrolier international, notamment en raison des difficultés de navigation dans le détroit d’Ormuz, liées aux tensions impliquant l’Iran.
Exportations de produits pétroliers algériens : une baisse de 4 % en 2026
Malgré ces livraisons vers des destinations inhabituelles, les exportations maritimes algériennes de produits pétroliers ont reculé d’environ 4 % au cours des neuf premiers mois de 2026.
Leur volume moyen s’est établi à 298 000 barils par jour entre janvier et septembre, contre 310 000 barils quotidiens sur la même période en 2025. Les neuf cargaisons exceptionnelles ne représentent donc qu’une partie des exportations du pays.
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La Corée du Sud reste le premier importateur de produits pétroliers algériens, avec une moyenne de 61 000 barils par jour, contre 86 000 un an auparavant. Les États-Unis occupent la deuxième place avec 58 000 barils quotidiens, contre 63 000 en 2025. Le Japon arrive en troisième position avec 28 000 barils par jour.
La Belgique se classe quatrième avec 26 000 barils quotidiens, contre 22 000 l’année précédente. Enfin, la France occupe la cinquième place avec 19 000 barils par jour, contre 16 000 sur les neuf premiers mois de 2025.
