Essence, gasoil, GPL : ce que prévoit le PLF 2027 sur les prix

Une nouvelle disposition pourrait encadrer davantage les décisions relatives aux prix des carburants en Algérie. La commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) aurait proposé de soumettre toute augmentation des tarifs de l’essence et du gasoil à l’approbation préalable du Parlement.

Cette mesure intervient alors que le projet de loi de finances (PLF) 2027 prévoit déjà la possibilité de réviser les prix des carburants en cas de besoin. Selon le quotidien El Khabar, dans son édition du 31 octobre, la commission des finances a introduit un amendement à l’article 218 du PLF 2027. Celui-ci prévoit que toute hausse des prix des carburants soit soumise à l’accord préalable du Parlement et intégrée dans la loi de finances.

Cette proposition vise à donner aux députés un rôle plus important dans les décisions relatives aux tarifs à la pompe. Les membres de la commission souhaitent notamment éviter que les prix soient révisés sans débat parlementaire préalable.

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Ce que prévoit l’article 218 du PLF 2027

Dans sa version initiale, l’article 218 du projet de loi de finances 2027 stipule que « les prix des carburants peuvent faire l’objet de révision, en cas de besoin, par les parties prenantes ». Le texte ne fixe toutefois ni montant d’augmentation, ni date d’application, ni mécanisme précis de révision. Il ouvre simplement la possibilité d’un ajustement des tarifs lorsque les autorités concernées le jugent nécessaire.

L’amendement en question chercherait donc à ajouter une garantie institutionnelle : une éventuelle hausse devrait obtenir l’approbation préalable du Parlement. Il s’agit cependant, à ce stade, d’une proposition de la commission, et non d’une règle définitivement adoptée.

L’APN a annoncé que l’examen du PLF 2027 en séance plénière devait commencer le lundi 2 novembre 2026. Le texte doit encore suivre son parcours parlementaire avant de devenir une loi.

Le ministre écarte une hausse immédiate

La question des prix des carburants avait déjà été soulevée devant le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors de son audition par la commission des finances, le 17 octobre.

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Le ministre a assuré qu’aucun projet d’augmentation des prix de l’essence et du gasoil à la pompe n’était prévu à ce stade par le gouvernement. Il a également précisé que l’inscription de cette possibilité dans le PLF 2027 ne signifiait pas qu’une hausse allait automatiquement intervenir.

Le gouvernement justifie cette disposition par la hausse des coûts de production et la nécessité de préserver l’équilibre financier des activités de raffinage et de distribution, tout en garantissant la disponibilité des produits pétroliers. L’État continue, selon l’exposé des motifs du projet, à prendre en charge une partie importante de l’écart entre les coûts réels et les prix appliqués aux consommateurs.

 


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