Gaz algérien : la production repart à la hausse après deux années de recul

La production de gaz algérien devrait retrouver une évolution positive en 2026, après deux années marquées par un recul. Selon les dernières prévisions de la Chambre africaine de l’énergie, le pays devrait atteindre une moyenne de 10 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour cette année, soit une progression de 1,6 % par rapport à 2025.

Cette amélioration repose notamment sur la mise en service de nouveaux projets gaziers et les investissements engagés pour maintenir les capacités des principaux gisements du pays. Ces nouvelles perspectives interviennent dans un contexte où l’Algérie cherche à consolider sa position parmi les fournisseurs importants de gaz naturel, notamment sur les marchés européens et internationaux.

La production de gaz algérien devrait dépasser les niveaux de 2025

Dans son dernier rapport, la Chambre africaine de l’énergie prévoit une production moyenne de 10 milliards de pieds cubes par jour en Algérie en 2026, contre 9,84 milliards en 2025. Cette progression de 1,6 % marquerait le premier bilan annuel positif depuis 2023.

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Les données disponibles confirment déjà une évolution favorable durant les premiers mois de l'année. Selon les estimations de l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, la production moyenne de gaz algérien a atteint 10,36 milliards de pieds cubes par jour entre janvier et août 2026.

Les chiffres mensuels montrent toutefois des variations importantes. En janvier, la production a atteint 11,88 milliards de pieds cubes par jour, avant de s'établir à 11,28 milliards en février et 11,01 milliards en mars. Elle a ensuite diminué durant les mois suivants, avec des niveaux compris entre 9,5 et 9,94 milliards de pieds cubes quotidiens.

En août 2026, dernier mois pour lequel les données mensuelles citées sont disponibles, l'Algérie a produit 8,688 milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit une moyenne quotidienne de 9,90 milliards de pieds cubes. À la même période en 2025, le volume était de 8,363 milliards de mètres cubes, correspondant à 9,52 milliards de pieds cubes par jour. Cette comparaison traduit une progression annuelle de la production.

Trois projets pour soutenir les capacités gazières de l'Algérie

Cette amélioration attendue s'explique notamment par l'entrée en exploitation de nouveaux projets de développement. Parmi eux figure le projet de Tin Fouyé Tabankort, dont la mise en service en 2026 devrait contribuer à hauteur d'environ 2 % à la production quotidienne de gaz du pays.

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Le projet In Amenas 2 constitue également un autre levier pour le secteur. Ce développement porte sur quatre gisements et figure parmi les importants projets de gaz humide en Algérie. Sa mise en exploitation doit contribuer à renforcer les volumes disponibles et à soutenir la production nationale.

Parallèlement, les travaux se poursuivent à Hassi R’Mel, le plus grand gisement gazier du pays. Les opérations d'extension et de développement visent notamment à ajouter 121 milliards de mètres cubes de gaz sec aux réserves récupérables du site, ainsi que 7 millions de tonnes de condensats.

Ces investissements répondent à un enjeu important pour Sonatrach : compenser le déclin naturel de la production des gisements les plus anciens tout en maintenant un niveau d'approvisionnement compatible avec les besoins du marché national et les engagements commerciaux à l'exportation.

L'Algérie vise une capacité de production de 200 milliards de m³ par an

Au-delà de la progression attendue en 2026, l'Algérie affiche des ambitions plus importantes pour les prochaines années. Le pays cherche à porter sa capacité de production de gaz naturel à 200 milliards de mètres cubes par an, avec l'objectif de consacrer la moitié de ce volume aux exportations.

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Cette ambition suppose de poursuivre les investissements dans l'exploration, le développement des nouveaux gisements et la modernisation des installations existantes. Elle doit également permettre de répondre à la demande intérieure tout en préservant les volumes destinés aux marchés internationaux.

Le retour attendu de la croissance de la production constitue donc un signal positif pour le secteur énergétique algérien. Toutefois, l'enjeu ne se limite pas à atteindre une moyenne de 10 milliards de pieds cubes par jour en 2026. La capacité de l'Algérie à maintenir cette progression dans la durée dépendra notamment de la mise en service de nouveaux projets et du renouvellement de ses réserves gazières.


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