Les prix du pétrole ont subi une baisse marquée ce vendredi 4 avril 2025, perdant plus de 7 % en une journée, affectés par l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Cette dégringolade intervient alors que Pékin a annoncé l’instauration de nouveaux droits de douane de 34 % sur certains produits américains, en réponse directe à la politique protectionniste menée par l’administration Trump.
Vers 13h00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du pétrole algérien, pour livraison en juin, chutait de 7,63 % pour s'établir à 64,79 dollars, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis décembre 2021. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour livraison en mai, reculait quant à lui de 8,11 % à 61,52 dollars.
Le mouvement s’inscrit dans la continuité d’une séance précédente déjà marquée par une forte baisse des prix du baril de pétrole, les investisseurs réagissant avec nervosité à la perspective d’un ralentissement économique mondial, alimentée par des mesures douanières jugées agressives.
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Les inquiétudes liées à la croissance mondiale pèsent sur le prix du pétrole
L’impact des décisions tarifaires ne se limite pas aux biens directement concernés. En tant que premier importateur mondial de pétrole, la Chine représente une composante essentielle de la demande globale. Toute mesure réduisant son activité économique a un effet immédiat sur les perspectives énergétiques mondiales.
D’après Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, les investisseurs perçoivent désormais un risque élevé de récession : « Les tarifs douaniers radicaux de Trump ont fait comprendre aux marchés que l’économie mondiale pourrait subir un ralentissement majeur ».
Une surprise du côté de l’OPEP+
Parallèlement aux tensions commerciales, une annonce inattendue de l’OPEP+ est venue renforcer la pression à la baisse. Le cartel a indiqué qu’il procéderait à un ajustement de la production de 411'000 barils de pétrole par jour à partir de mai 2025. Une décision qui contraste avec les prévisions initiales de 135'000 barils et qui a pris les marchés à contre-pied.
Ce désalignement entre les attentes du marché et la stratégie de l’OPEP+ a contribué à accentuer la volatilité des cours. Certains membres du groupe exprimeraient des frustrations internes quant au respect des quotas, un facteur pouvant affaiblir la cohésion du cartel.
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Le mouvement de repli ne touche pas uniquement le pétrole. Le gaz naturel européen, lui aussi sensible au climat économique, a perdu plus de 7 % sur la séance, atteignant 36,25 euros/MWh, son niveau le plus bas depuis septembre 2024. Cette combinaison d’éléments politiques, économiques et structurels crée un environnement où les prix de l’énergie demeurent particulièrement instables.
