Malgré une crise diplomatique persistante entre Alger et Paris, la France conserve sa place parmi les trois plus grands importateurs de pétrole algérien en 2025. Ce paradoxe entre tensions politiques et continuité commerciale souligne la solidité des relations énergétiques bilatérales, fondées sur des engagements de long terme.
Durant le premier trimestre 2025, la France a importé en moyenne 80 000 barils par jour de pétrole algérien, incluant à la fois du brut et des produits raffinés. Ces volumes la placent derrière la Corée du Sud (105 000 b/j) et l’Espagne (96 000 b/j), mais confirment son statut de client stratégique, malgré une baisse modérée de 4 000 barils par jour par rapport à la même période en 2024.
Cette situation est notable dans un contexte de recul généralisé des exportations algériennes de pétrole, qui ont diminué de 4,5 % au premier trimestre, passant de 757 000 à 723 000 barils par jour selon les données d’Energy Intelligence, rapportées par Ettaqa. Cette baisse s’inscrit dans la politique de réduction volontaire de production de l’OPEP+, à laquelle l’Algérie contribue activement.
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L'Algérie maintient ses engagements
Les relations politiques entre l’Algérie et la France se sont tendues au cours des derniers mois, entraînant des sanctions diplomatiques mutuelles. Pourtant, les flux énergétiques n'ont pas été interrompus. Coté algérien, les contrats commerciaux relatifs au pétrole et au gaz naturel liquéfié (GNL) sont respectés et restent indépendants du climat politique.
Cette distinction nette entre la diplomatie et les accords énergétiques permet à la France de rester un client fiable et à l’Algérie de préserver ses recettes d’exportation. La stabilité des échanges repose notamment sur des engagements de livraison de long terme, vitaux pour la sécurité énergétique européenne.
Diversification des flux, mais stabilité des partenaires
L’Algérie continue de diversifier ses débouchés pétroliers, notamment vers l’Asie, mais le marché européen reste central. En parallèle, les produits raffinés représentent désormais plus de 52 % des exportations, contre 33,8 % pour le brut. Grâce à une capacité de raffinage de 677 000 barils/jour, le pays renforce sa compétitivité et adapte son offre aux besoins du marché.
La France bénéficie de cette stratégie à travers des importations de produits à haute valeur ajoutée comme la naphta ou le gazole. Cette évolution renforce l’attractivité du pétrole algérien sur un marché européen en quête de diversification et de proximité logistique.
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