L’Algérie veut changer de rôle dans le paysage énergétique européen. Après des années à fournir du gaz, le pays mise maintenant sur l’exportation d’électricité. Cette nouvelle stratégie s’appuie sur un fort surplus de production et des projets d’interconnexion avec l’Europe, en particulier l’Italie et l’Espagne.
En 2024, l’Algérie a produit 25 gigawatts d’électricité. Sur ce total, 10 gigawatts sont disponibles en continu pour l’exportation. Ce niveau de production est le résultat de plusieurs années d’investissements dans le réseau électrique et les centrales. Le pays a déjà commencé à vendre de l’électricité à la Tunisie. La Libye est aussi sur la liste. L’Europe est maintenant la prochaine cible.
Italie et Espagne en ligne de mire
L’Algérie veut se connecter directement au réseau européen. Un projet de câble sous-marin entre l’Algérie et l’Italie est en cours. Il avance vite. L’idée est simple : relier les deux réseaux pour permettre à l’électricité algérienne d’atteindre le marché européen. Un projet similaire est étudié avec l’Espagne.
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Ce mouvement vers le nord arrive à un moment critique. Une panne massive a récemment touché la péninsule Ibérique. Ce type d’incident rappelle que l’Europe a besoin de sources d’énergie fiables. L’Algérie veut répondre à ce besoin avec une offre constante et bien connectée.
Une énergie propre et adaptée aux attentes
La majorité de l’électricité disponible à l’export en Algérie est produite sans émissions de CO₂. Cela correspond aux attentes des pays européens, qui veulent réduire leur impact environnemental. L’Algérie développe aussi de nouveaux projets pour aller plus loin dans cette voie. Elle prévoit 15 gigawatts d’énergie solaire et 5 gigawatts d’éolien d’ici 2035.
En plus de l’électricité, le pays travaille sur l’hydrogène vert. Des accords sont en préparation avec l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche. L’objectif est de proposer à l’Europe une énergie propre, produite localement, et facile à acheminer.
L’Algérie ne veut plus se limiter au gaz
L’Algérie ne veut plus se limiter au gaz. Elle cherche à diversifier ses exportations et à devenir un acteur majeur de la transition énergétique en Méditerranée. Cela passe par des infrastructures modernisées, une production en hausse et une offre plus verte.
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Les connexions en cours avec l’Europe pourraient transformer le rôle du pays sur le marché. Si les projets aboutissent, l’Algérie pourrait alimenter directement une partie de l’Europe en électricité, de manière stable et continue. Ce changement de cap montre que l’Algérie ne veut pas subir les évolutions du marché énergétique. Elle veut en faire partie et proposer des solutions concrètes, adaptées aux besoins actuels du continent européen.
