Blé : comment l'Algérie se prépare-t-elle à doubler sa production ?

L'Algérie entend doubler sa production de blé dans les prochaines années pour réduire sa dépendance aux importations. Pour y parvenir, le pays mise sur l’augmentation des surfaces cultivées, l’utilisation de nouvelles techniques agricoles et une meilleure gestion des ressources en eau. Cette approche vise à répondre aux besoins croissants de la population et à sécuriser l’approvisionnement intérieur.

L’Algérie fait face à un besoin de plus en plus pressant de blé. Cette année, le pays a décidé d’augmenter significativement les surfaces agricoles dédiées à cette culture. Dans des régions comme Adrar, Ouargla et El Meniaa, de nouveaux hectares sont consacrés au blé. L’objectif est de maximiser l’utilisation des terres agricoles disponibles pour augmenter la production.

Cette expansion des surfaces cultivées a un impact direct sur le volume des récoltes. À Ouargla, par exemple, les surfaces cultivées en blé ont augmenté de 40% par rapport à l’année précédente, un signe positif pour la production future. Le soutien aux producteurs, par le biais de subventions et de conseils techniques, joue un rôle clé dans cette évolution.

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L’irrigation, un facteur clé de réussite

Une des principales difficultés rencontrées par l’Algérie pour produire plus de blé réside dans les conditions climatiques, notamment le manque d’eau. Pour y remédier, le pays a investi dans des systèmes d’irrigation performants. L’utilisation des pivots d’irrigation dans le sud, par exemple, permet d’assurer une couverture optimale des surfaces agricoles, même dans des régions peu arrosées naturellement.

L’irrigation permet de garantir des récoltes régulières et de maximiser les rendements, en particulier dans les régions désertiques ou semi-désertiques où l’eau est une ressource précieuse. Ces systèmes modernes d’irrigation sont désormais indispensables pour réussir à augmenter la production de blé tout en préservant l’environnement.

Des techniques agricoles plus modernes

En plus de l’irrigation, l’utilisation de techniques agricoles modernes est essentielle pour améliorer les rendements. L’introduction de semences adaptées aux conditions climatiques locales est un facteur clé de cette amélioration. Ces semences sont choisies pour leur résistance à la chaleur et à la sécheresse, des conditions de plus en plus fréquentes.

Les autorités algériennes encouragent également l’utilisation de machines agricoles modernes, telles que les moissonneuses-batteuses, pour accélérer le processus de récolte. À Ouargla, par exemple, une augmentation du nombre de moissonneuses-batteuses a permis de récolter plus rapidement les céréales, garantissant ainsi une meilleure gestion des récoltes et une réduction des pertes.

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Stockage et gestion des récoltes

Une fois les récoltes effectuées, il est crucial de garantir un stockage adéquat pour éviter le gaspillage et assurer une distribution efficace. En Algérie, des investissements importants ont été réalisés pour agrandir les capacités de stockage. Des silos et des points d’ensilage ont été construits dans des zones stratégiques comme Ouargla et Adrar, afin de stocker les céréales en toute sécurité.

Cette amélioration des infrastructures de stockage permet de mieux gérer les récoltes, de les conserver plus longtemps et de les distribuer en fonction des besoins du marché intérieur. L’Algérie prévoit également de renforcer ces infrastructures pour faire face à l’augmentation des volumes de production dans les années à venir.

Progrès notables dans la production de blé

Le pays fait des progrès notables dans la production de blé, et les résultats de la saison 2024-2025 confirment que l’objectif est réalisable. L’extension des surfaces cultivées, l’adoption de nouvelles techniques agricoles et l’amélioration des infrastructures de stockage sont des éléments clés de ce succès.

L’Algérie continue de se préparer à un avenir où elle pourra produire suffisamment de blé pour satisfaire ses besoins internes, voire dépasser ses objectifs de production. Grâce à ces efforts, l’autosuffisance en blé, autrefois un défi de taille, devient une perspective plus tangible pour les années à venir.

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