Avec des loyers qui absorbent jusqu’à la moitié du budget des étudiants en France, trouver un logement abordable relève souvent du parcours du combattant. Alors que la rentrée 2025 approche, un nouveau classement révèle les villes françaises où se loger reste le plus accessible.
L’Étudiant a publié jeudi 15 mai 2025 son « baromètre du logement dans les villes étudiantes ». Le magazine a analysé 47 villes de plus de 8.000 étudiants selon plusieurs critères : prix moyen des studios, tension locative et part de logements Crous disponibles. Les résultats, classés de A (excellent) à D (très difficile), montrent de fortes disparités territoriales.
Sans surprise, les grandes métropoles comme Paris, Nice, Strasbourg ou Lille obtiennent la pire note (D), avec des loyers moyens dépassant souvent 550€ pour un studio étudiant et des tensions locatives record (jusqu'à 8 demandes pour un logement). Douze villes se distinguent avec la note A, offrant un excellent rapport qualité-prix pour les étudiants.
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Le top 12 des villes où se loger reste abordable
La ville de Nancy caracole en tête avec un loyer moyen de seulement 432€ pour un studio et une tension locative très faible (1,31 demande par logement). Elle est rejointe par Reims, Arras, Besançon ou encore Le Mans, où les prix oscillent entre 430€ et 470€ mensuels. Autre bonne surprise : Grenoble et Saint-Étienne, malgré leur statut de grande ville, maintiennent des loyers raisonnables autour de 450€ grâce à une politique active de construction de résidences étudiantes.
Quatorze villes obtiennent la note B, dont Metz (462€ en moyenne) et Orléans. Si les prix y sont légèrement plus élevés que dans le groupe A, ces destinations restent intéressantes, notamment pour leurs universités réputées. À l'inverse, Mulhouse et d'autres villes notées C présentent des situations contrastées, avec des loyers corrects (autour de 500€) mais une offre insuffisante, conduisant à des tensions locatives marquées (5 à 6 demandes par logement).
Face à ce panorama, les experts recommandent aux étudiants visant les villes en tension (note D) de commencer leurs recherches dès juin, de privilégier les colocations (15 à 20% moins chères qu'un studio seul) et de se tourner vers les dispositifs comme les garanties Visale. Pour ceux qui le peuvent, élargir leur choix aux villes mieux notées pourrait s'avérer judicieux, d'autant que certaines universités de province offrent une excellente qualité de formation.
