gazoduc TSGP : le Nigeria tranche et prône l'accélération du projet

Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger, vient de recevoir un appui de poids. Le Nigeria, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, a réaffirmé son engagement en faveur de cette infrastructure énergétique stratégique et appelle à accélérer sa mise en œuvre.

Cette sortie médiatique du chef de la diplomatie nigériane constitue un démenti cinglant à ceux qui remettent en cause la fiabilité de ce projet et qui mettent en avant le projet de gazoduc défendu par le Maroc, appelé à relier le royaume de Mohamed VI au Nigeria du côté de l'océan Atlantique.

Un choix stratégique pour aborder le marché européen

Dans une déclaration diffusée par la Radio nationale algérienne, Yusuf Tuggar a souligné l'importance capitale du TSGP pour son pays et pour l’Algérie. Il a insisté sur le retard accumulé, évoquant des avancées récentes depuis la réunion ministérielle d’Alger tenue en février. Cette sortie officielle constitue un soutien explicite au projet, au moment où des rumeurs évoquaient une perte d’intérêt de la partie nigériane.

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Le TSGP ambitionne d’acheminer le gaz naturel nigérian vers l’Europe en passant par l’Algérie, qui dispose déjà d’une infrastructure exportatrice éprouvée. Le projet s’aligne sur la volonté du Nigeria de diversifier ses exportations gazières, qui dépendent encore largement du gaz naturel liquéfié (GNL), et sur la stratégie algérienne de renforcement de ses corridors énergétiques vers le nord du continent.

 

Un soutien actif de la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement (BAD) a confirmé son soutien technique et financier au TSGP. Le président du groupe, Akinwumi Adesina, a récemment salué le projet comme un vecteur de stabilité énergétique régionale. Il a insisté sur l’impact potentiel de cette infrastructure en matière d’intégration continentale, de croissance économique et d’amélioration des conditions de vie dans les pays traversés.

Ce soutien multilatéral au TSGP constitue un atout majeur pour la viabilité du projet algéro-nigérian, surtout au moment où son concurrent, le gazoduc Nigeria-Maroc, fait face à des incertitudes financières et techniques.

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Des doutes persistants sur le projet concurrent

Le projet porté par le Maroc, visant à relier le Nigeria à l’Europe via l’Atlantique, traverse une phase délicate. La décision finale d’investissement a été reportée à 2026, en raison de coûts en hausse et d’une absence d’engagements fermes de la part des acheteurs européens. Le tracé, traversant treize pays, souffre aussi de complexités politiques.

Dans ce contexte, le TSGP apparaît comme l’option la plus avancée et la plus réaliste à court terme. L’engagement renouvelé du Nigeria et l’appui de la BAD renforcent sa crédibilité auprès des investisseurs, offrant au projet un nouveau souffle décisif.


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