Un projet intégré de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables est en cours de discussion entre les acteurs majeurs de l’industrie énergétique et sidérurgique en Algérie. Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures, Tosyali Algérie, un poids lourd de la sidérurgie, et la société américaine Hecate Energy LLC, spécialisée dans les énergies renouvelables, travaillent à la mise en place d’une initiative qui vise à révolutionner la production d’acier à faible empreinte carbone.
Ce projet s’inscrit dans la continuité des protocoles d’accord signés en 2024 entre Sonatrach, Hecate Energy LLC et Tosyali Algérie. Selon un communiqué de Sonatrach publié sur sa page Facebook, le premier protocole, conclu avec Hecate en avril, porte sur une étude de faisabilité concernant la production d’énergies renouvelables en Algérie. Le second, signé avec Tosyali en juillet, vise à évaluer la possibilité de produire de l’hydrogène vert destiné à alimenter le complexe sidérurgique de Tosyali à Oran.
L’objectif principal est de fournir à l’industrie sidérurgique algérienne un hydrogène produit de manière durable, afin de fabriquer de l’acier vert, un matériau dont la production génère beaucoup moins de gaz à effet de serre que les procédés traditionnels. Ce partenariat réunit ainsi des expertises complémentaires : Sonatrach apporte son expérience dans la gestion de projets énergétiques d’envergure, Tosyali sa maîtrise industrielle dans la sidérurgie, tandis que Hecate Energy apporte son savoir-faire dans le domaine des énergies renouvelables.
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Hydrogène vert : un projet en deux phases en Algérie
Le projet se déploiera en deux étapes distinctes. La première phase sera consacrée aux études approfondies, comprenant la faisabilité technique, économique et environnementale. Cette étape est cruciale pour valider la viabilité du projet dans le contexte algérien, notamment en ce qui concerne les ressources renouvelables disponibles et les infrastructures nécessaires.
La seconde phase sera dédiée à la mise en œuvre opérationnelle, qui devrait contribuer à accélérer la transition énergétique en Algérie. Le recours à l’hydrogène vert représente une avancée majeure dans la décarbonation des secteurs industriels lourds, traditionnellement dépendants des combustibles fossiles.
Une contribution à la transition énergétique nationale
Ce partenariat s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale algérienne visant à diversifier son mix énergétique et à réduire l’empreinte carbone de ses industries. L’intégration d’énergies renouvelables dans la chaîne de production industrielle répond à des enjeux mondiaux liés à la lutte contre le changement climatique.
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Un nouveau protocole d’accord incluant Sonelgaz, la compagnie nationale de l’électricité et du gaz, est attendu prochainement. Cette signature devrait renforcer la coopération entre les acteurs et permettre d’enclencher rapidement les travaux opérationnels.
En fait, ce projet symbolise une convergence d’intérêts entre acteurs publics et privés, locaux et internationaux, autour d’une ambition commune : développer une filière d’hydrogène vert en Algérie, au service d’une industrie sidérurgique plus respectueuse de l’environnement. Les prochaines étapes détermineront l’ampleur et la réussite de cette initiative, qui pourrait faire figure de modèle dans la région.
