Les douanes françaises ont intercepté récemment deux voitures volées sur le point d’être embarquées vers l’Algérie au port de Sète. Trois passagers algériens, qui transportaient les véhicules, ont été placés en garde à vue avant d’être relâchés. Cette saisie relance le débat sur les trafics de véhicules d’occasion entre la France et l’Algérie.
Le mardi 3 juin 2025, les autorités douanières du port de Sète, dans le sud de la France, ont découvert deux voitures volées alors qu’elles s’apprêtaient à embarquer sur un ferry en direction de l’Algérie, rapportait jeudi 5 juin, le journal français, Midi Libre. Les véhicules, volés dans la région lyonnaise, étaient accompagnés de documents falsifiés. Les douaniers, alertés par des incohérences dans les papiers, ont immédiatement saisi les automobiles et interpellé les trois passagers algériens qui les convoyaient.
Les trois individus, des ressortissants algériens, ont été placés en garde à vue au commissariat de Sète pour interrogatoire. Ils ont affirmé avoir acheté les voitures en toute légalité, ignorant qu’il s’agissait de véhicules volés. Après vérification, les enquêteurs ont confirmé que les documents fournis étaient bel et bien falsifiés, mais n’ont pas pu établir un lien direct entre les passagers et le vol initial. Faute d’éléments suffisants, les suspects ont été libérés, tandis que l’affaire a été transmise au parquet de Lyon pour enquête approfondie.
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Un trafic récurrent entre la France et l’Algérie
Le port de Sète est un point clé pour l’exportation de véhicules d’occasion vers l’Algérie, avec des milliers de voitures transitant chaque année. Les acheteurs algériens profitent souvent des prix avantageux du marché français pour importer des automobiles de moins de trois ans. Cependant, ce commerce attire aussi des réseaux criminels qui écoulent des véhicules volés grâce à de fausses paperasses.
Les autorités françaises ont renforcé les contrôles ces dernières années, notamment en croisant les plaques d’immatriculation avec les bases de données des véhicules signalés comme volés. Malgré ces efforts, certains véhicules parviennent encore à quitter le territoire avant d’être interceptés.
Des mesures de contrôle renforcées
Cette saisie souligne la nécessité d’une coopération accrue entre les polices française et algérienne pour lutter contre ce trafic. Les autorités algériennes pourraient également durcir leurs propres vérifications à l’arrivée des véhicules, afin d’éviter que des voitures volées ne circulent sur leur territoire.
En attendant, les deux voitures saisies à Sète restent sous séquestre en France, dans l’attente de leur restitution à leurs propriétaires légitimes. L’affaire rappelle une fois de plus que le marché des véhicules d’occasion entre les deux pays reste vulnérable aux fraudes, nécessitant une vigilance accrue de part et d’autre de la Méditerranée.
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