Le ministre algérien des Finances, Abdelkrim Bouzred, a récemment abordé le retard de l’application de la nouvelle allocation touristique à 750 euros destinée aux voyageurs algériens. Annoncée il y a plus de six mois, cette mesure devait permettre aux citoyens de bénéficier d’une somme plus importante pour leurs voyages à l'étranger. Cependant, l’attente persiste et soulève de nombreuses interrogations.
L’augmentation de l’allocation touristique à 750 euros par voyageur et par an a été annoncée comme une mesure visant à faciliter les déplacements des Algériens à l'étranger. Cependant, malgré le temps écoulé depuis l’annonce, cette allocation n’a toujours pas été mise en œuvre. Les voyageurs, qui s’attendaient à bénéficier de cette augmentation, se retrouvent dans une situation d’incertitude, ne sachant pas quand ils pourront en profiter.
Cette situation a été soulevée lors de la séance à l'APN de ce jeudi 19 juin, où des députés ont exprimé leur mécontentement face au retard dans l'application de la mesure. L’un des principaux intervenants, le député Nada Derradji, a souligné que la mesure aurait dû être appliquée immédiatement après son annonce. Selon lui, les mécanismes nécessaires pour attribuer cette allocation existent déjà, et il était donc raisonnable de s’attendre à une mise en œuvre rapide.
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Le rôle de la Banque d’Algérie
Face aux interrogations, le ministre des Finances a expliqué que la responsabilité de l’application de l’allocation touristique à 750 euros incombe à la Banque d'Algérie, et non à son ministère. Selon Abdelkrim Bouzred, le rôle de son département se limite à la préparation des conditions matérielles pour la mise en œuvre de la mesure.
"Les mesures que nous avons prises visent à préparer les conditions matérielles par l’intermédiaire des services des douanes aux frontières uniquement," précise-t-il. Le ministère des Finances s’assure que les dispositifs nécessaires sont en place, notamment en ce qui concerne les douanes, qui interviennent aux frontières (ports, aéroports et postes frontaliers terrestres).
Le ministre a précisé que son rôle se cantonne à la préparation des conditions d’attribution, tandis que la Banque d’Algérie doit prendre en charge la mise en œuvre effective de la mesure. Il a également exprimé l’espoir que cette dernière prendra les mesures nécessaires rapidement pour permettre l'application de l’allocation touristique.
L'attente des citoyens et des parlementaires
La frustration des parlementaires et des citoyens face à ce retard est compréhensible. L’annonce d’une augmentation de l’allocation à 750 euros visait à offrir aux Algériens une plus grande flexibilité financière pour leurs voyages à l'étranger. Toutefois, le retard dans la mise en œuvre crée un vide qui impacte directement les voyageurs. Beaucoup s’interrogent sur l'efficacité du processus administratif et sur la coordination entre les différentes institutions responsables de la mise en place de cette mesure.
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Le député Nada Derradji a insisté sur le fait que le gouvernement aurait dû commencer à appliquer cette mesure immédiatement après son annonce. Selon lui, même si les mécanismes d'attribution de l’allocation devaient être ajustés, il était logique de lancer le dispositif et d’en corriger les éventuelles imperfections au fur et à mesure.
Mesures dans les plus brefs délais
Le retard de l’application de l’allocation touristique à 750 euros a des conséquences importantes, tant pour les citoyens que pour l’économie algérienne. Sur le plan individuel, les voyageurs qui comptaient sur cette aide pour financer leurs déplacements à l'étranger se trouvent dans une situation d’incertitude. Cette situation perturbe leurs projets de voyage et peut affecter leurs plans professionnels ou personnels.
Face à cette situation, le ministre des Finances a exprimé l’espoir que la Banque d’Algérie prendra des mesures dans les plus brefs délais pour appliquer cette allocation, soulignant que cette dernière «entamera prochainement les démarches nécessaires pour mettre en œuvre la décision.»