L’Algérie ambitionne de devenir un acteur clé du secteur solaire en Afrique, avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2035. Les autorités algériennes ont dévoilé une stratégie agressive pour développer les énergies renouvelables. Un plan qui s’inscrit dans une dynamique continentale, où les défis financiers et réglementaires restent toutefois majeurs.
L'Algérie affiche des ambitions majeures dans le domaine solaire, avec un plan stratégique visant à s'imposer comme leader africain des énergies renouvelables. Selon des informations rapportées par la plateforme énergétique spécialisée Attaqa, les autorités algériennes ont dévoilé lors du récent Forum énergétique africain 2025 à Cape Town, en Afrique du Sud, des objectifs chiffrés particulièrement ambitieux pour la prochaine décennie.
Noureddine Yassaa, secrétaire d'État algérien aux énergies renouvelables, a confirmé lors du forum, l'objectif national de 15 000 MW de capacité installée en énergies renouvelables d'ici 2035, avec une dominante solaire. "Ce développement est crucial pour notre indépendance énergétique et notre croissance industrielle", a-t-il déclaré. Pour y arriver, l’Algérie mise sur l’hydrogène vert et les partenariats internationaux.
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La stratégie multidimensionnelle de l’Algérie
Dans un entretien antérieur, Yassaa avait détaillé les efforts algériens pour structurer la filière des énergies propres, notamment à travers la production d’hydrogène vert. Le pays compte s’appuyer sur des coopérations public-privé et un cadre législatif incitatif pour attirer les investisseurs. Cette approche vise à positionner l’Algérie comme un hub énergétique, capable d’exporter son savoir-faire vers le reste du continent.
Malgré son potentiel solaire immense, l’Afrique peine encore à lever les obstacles au développement massif des énergies renouvelables. Les problèmes de financement, de réglementation et de modernisation des réseaux électriques ont été largement discutés lors du forum. La ministre sud-africaine de l’Électricité, Samantha Graham-Maree, a insisté sur la nécessité de politiques stables pour rassurer les investisseurs.
Plusieurs pays, comme la Tunisie et le Zimbabwe, ont présenté leurs feuilles de route lors de l’événement. La Tunisie vise 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, tandis que le Zimbabwe mise sur des réformes légales pour booster ses projets solaires. En parallèle, des institutions comme la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont annoncé un renforcement de leurs interventions en Afrique subsaharienne, s’inspirant notamment du parc solaire de Benban en Égypte.
