Le 1er juillet 2025 marque l’entrée en vigueur, en France, de plusieurs réformes impactant le quotidien des citoyens. Fumeurs, employeurs, salariés ou encore demandeurs d’aides à la rénovation énergétique devront s’adapter à ces évolutions, qui concernent aussi bien la santé publique que les conditions de travail ou la lutte contre la fraude.
À partir du mardi 1er juillet 2025, la France durcit sa lutte contre le tabagisme en étendant l’interdiction de fumer à plusieurs espaces publics extérieurs. Selon le magazine Le Point, cette mesure, annoncée fin mai par le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, vise notamment à protéger les jeunes des dangers du tabagisme passif.
Concrètement, il sera interdit de fumer dans les parcs et jardins publics, sur les plages bordant des zones de baignade, aux abribus, ainsi que dans les zones couvertes d’attente pour les voyageurs. Les abords des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) et des lieux accueillant des mineurs (centres de loisirs, internats) sont également concernés. Enfin, l’interdiction s’appliquera près des bibliothèques, piscines, stades et installations sportives.
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Canicule au travail : de nouvelles obligations pour les employeurs
Un décret publié le 27 mai 2025 au Journal officiel impose aux employeurs de mieux protéger leurs salariés en cas de fortes chaleurs. Applicable dès le 1er juillet, ce texte oblige les entreprises à adapter l’organisation du travail en fonction des vigilances météorologiques.
En période de canicule, les employeurs devront aménager les horaires, suspendre les tâches pénibles aux heures les plus chaudes et ajuster les temps de pause. Les salariés du BTP, particulièrement exposés, ne pourront plus être contraints de travailler en plein soleil lors des pics de température.
Autres obligations : chaque travailleur devra disposer de trois litres d’eau potable, et les postes de travail devront être équipés pour limiter l’exposition à la chaleur (ventilateurs, brumisateurs, volets). Les employeurs devront également fournir des équipements adaptés, tels que des vêtements respirants ou des lunettes de protection.
Suspension temporaire de MaPrimeRénov
Le gouvernement a annoncé le 4 juin 2025 la suspension de MaPrimeRénov, l’aide à la rénovation énergétique, entre le 1er juillet et le 15 septembre. Face à l’afflux massif de demandes, la plateforme a été saturée, entraînant des délais de traitement prolongés et des tentatives de fraude.
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Devant l’urgence, la date de fermeture a finalement été avancée au 23 juin. Seuls les dossiers pour des travaux isolés (changement de fenêtres, isolation d’un mur) ou ceux concernant les copropriétés restent acceptés. Les demandes pour des rénovations globales devront attendre la réouverture du dispositif à l’automne.
Nouveau formulaire pour les arrêts de travail
Pour lutter contre la fraude aux arrêts maladie, l’Assurance maladie introduit un nouveau formulaire Cerfa obligatoire à partir du 1er juillet 2025. En 2024, les faux arrêts de travail auraient coûté plus de 30 millions d’euros, notamment en raison de leur vente illégale sur les réseaux sociaux.
Ce nouveau document est conçu pour être « difficilement falsifiable », grâce à plusieurs sécurités : papier spécial, étiquette holographique, encre magnétique et traits d’identification du prescripteur. L’objectif est de réduire les abus tout en facilitant le contrôle par les organismes sociaux.
Réforme de la saisie sur salaire
La procédure de saisie sur rémunération évolue également au 1er juillet 2025, conformément à la loi du 20 novembre 2023 relative à l’orientation et la programmation du ministère de la Justice. Désormais, les commissaires de justice seront chargés de mettre en œuvre les saisies sur salaires, sans intervention systématique préalable d’un juge.
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Toutefois, le juge reste garant des droits du débiteur, qui pourra contester la saisie ou demander des aménagements a posteriori auprès du juge de l’exécution. Cette réforme vise à simplifier et accélérer les procédures tout en maintenant un cadre protecteur pour les personnes concernées.
