L'Algérie, sous l'impulsion de son ministre d'État et ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a récemment annoncé son adhésion au Traité d’amitié et de coopération en Asie du Sud-Est (TAC). Lors d'une cérémonie organisée par le gouvernement malaisien, en présence des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'ASEAN, Attaf a détaillé les trois grandes motivations qui ont conduit son pays à rejoindre cette organisation régionale stratégique. Un moment important qui marque un tournant dans les relations entre l'Algérie et les nations de l'ASEAN.
La première motivation mise en avant par Attaf et étayée dans le communiqué du ministère publié mercredi 9 juillet, est l'admiration de son pays pour le modèle de l'ASEAN. L'organisation régionale a su bâtir une intégration réussie, apportant stabilité, prospérité partagée et transformation économique au sein des nations membres. Attaf a souligné que l'Algérie perçoit l'ASEAN comme un exemple à suivre, particulièrement pour les régions du monde en développement, à commencer par le continent africain.
Algérie : renforcer les liens bilatéraux et multilatéraux
Cette réussite régionale est vue par le pays nord-africain comme une source d’inspiration, capable de stimuler le développement économique et de favoriser la paix et la coopération à long terme. C'est le cas également pour tous les pays africains et ceux que l'on considère comme émergents pour qui le Sud-est asiatique est une véritable source d'inspiration.
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En deuxième lieu, l'Algérie vise à renforcer ses relations déjà solides avec les pays membres de l'ASEAN. Attaf a évoqué l'importance de l’adhésion au TAC pour donner une nouvelle dimension à ces relations. Son pays entretient depuis longtemps des liens d'amitié avec ces nations, mais l’adhésion multilatérale permettra d’élargir et d’approfondir cette coopération. L'Algérie ambitionne ainsi de devenir un partenaire de dialogue sectoriel avec l’ASEAN, espérant des soutiens dans cette démarche. Cette évolution marque une volonté manifeste d’inscrire les relations algériennes au sein d’un cadre plus large, favorisant le multilatéralisme.
Un engagement pour le droit international et la souveraineté
La troisième motivation, et non des moindres, réside dans l'engagement de l'Algérie à défendre les principes du droit international. Attaf a rappelé que son pays partage les valeurs fondamentales du TAC, telles que le respect de la souveraineté, la non-ingérence et le règlement pacifique des différends.
Ces principes, inscrits dans la Charte des Nations Unies, guident la politique étrangère de l'Algérie et sa vision du monde. Attaf a également exprimé l’inquiétude du pays qu'il représente face à la montée des tensions mondiales et a réaffirmé son attachement au multilatéralisme comme réponse aux défis actuels.
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Ce qu'il faut déduire, c'est que l'adhésion de l'Algérie à l'ASEAN témoigne de sa volonté de renforcer ses relations internationales sur la scène mondiale. Par cette démarche, l’Algérie ambitionne de jouer un rôle actif dans le soutien à un ordre international basé sur la coopération, le multilatéralisme, le respect des droits et des souverainetés, tout en cherchant à renforcer son rôle de partenaire stratégique dans l’Asie du Sud-Est et au-delà.
