Cevital frappé par une nouvelle crise

Le groupe Cevital, le plus grand conglomérat privé d’Algérie, traverse une crise de gouvernance majeure. Après une série de problèmes économiques, une nouvelle situation judiciaire met à mal la stabilité de l’entreprise. Omar Rebrab, fils aîné d'Issad Rebrab, serait interdit d’exercer toute activité commerciale.

Selon plusieurs sources médiatiques, le 9 juillet 2025, la Banque d'Algérie a envoyé une note officielle interdisant à Omar Rebrab d'exercer toute activité commerciale. Cette décision fait suite à une mesure judiciaire imposée par le Pôle économique et financier du tribunal d'Alger. Omar Rebrab serait exclu de toute gestion ou prise de décision dans les activités commerciales de Cevital. Cette situation fait suite aux problèmes judiciaires ayant déjà affecté son père, Issad Rebrab, le fondateur du groupe.

Omar Rebrab, qui occupe le poste de CEO du pôle Automotive, Immobilier et Services depuis novembre 2012, se retrouve écarté à un moment où le groupe traverse une réorganisation importante. Ce coup porté à la direction du groupe renforce l’incertitude quant à la gestion de Cevital à court et moyen terme.

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Cevital face à une chute de ses revenus

La crise de gouvernance survient alors que Cevital connaît des difficultés financières. En deux ans, les revenus du groupe ont chuté de 5,1 milliards de dollars en 2022 à 3 milliards de dollars en 2025, soit une baisse de 40%. Cette chute est le résultat de plusieurs facteurs : une concurrence impitoyable, des coûts de production élevés et une gestion interne qui n'a pas su s'adapter aux nouvelles réalités économiques.

Cevital reste un acteur majeur de l’industrie algérienne, mais la baisse de ses revenus pourrait limiter ses capacités à investir et à maintenir sa position dominante dans des secteurs stratégiques comme l’agroalimentaire, l’électroménager et la logistique.

Nouvelle réorganisation interne de Cevital

La mise à l’écart d’Omar Rebrab imposera une nouvelle réorganisation du groupe. Depuis 2023, Cevital a commencé à redéfinir ses structures de management, avec un partage des responsabilités entre plusieurs membres de la famille Rebrab. L’objectif était de séparer l’actionnariat familial de la gestion de l’entreprise.

Cependant, l’éviction d’Omar Rebrab complique cette réorganisation. Le groupe, déjà fragilisé par la baisse de ses revenus, doit maintenant faire face à un vide décisionnel important. La direction du groupe est sous pression, et une nouvelle stratégie de gouvernance devra rapidement être mise en place pour éviter toute perte de contrôle.

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La succession à la tête du Cevital

La question de la succession chez Cevital devient un nouvel enjeu. Bien que Malik Rebrab, un autre membre de la famille, ait pris les rênes après le retrait d’Issad Rebrab, la situation actuelle impose des décisions rapides. Il est possible que Cevital cherche à inclure des profils externes dans sa gouvernance pour garantir une gestion plus professionnelle et moins influencée par les conflits familiaux.


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