L'Algérie enregistre une baisse importante de ses exportations de GNL

Les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont connu un recul significatif au cours du premier semestre 2025. Cette baisse intervient dans un contexte de maintenance technique importante et de fluctuations de la demande internationale.

Selon les dernières données publiées par le média spécialisé Attaqa, les exportations algériennes de GNL s'élèvent à 4,79 millions de tonnes pour le premier semestre 2025, contre 6,25 millions de tonnes sur la même période en 2024. Ce repli de 1,46 million de tonnes équivaut à une baisse annuelle de 23,4%. Le premier trimestre 2025 a marqué un point bas avec seulement 2,24 millions de tonnes exportées, niveau le plus faible enregistré depuis le troisième trimestre 2018.

La situation s'est légèrement améliorée au deuxième trimestre 2025 avec 2,55 millions de tonnes exportées, mais ce chiffre reste inférieur de 720 000 tonnes par rapport au deuxième trimestre 2024. Les mois de mai et mars 2025 ont enregistré les meilleures performances avec respectivement 0,96 et 1,16 million de tonnes, tandis que janvier a été le mois le plus faible avec seulement 0,39 million de tonne exportée.

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Les raisons derrière la baisse des exportations de GNL algérien

Plusieurs facteurs expliquent cette baisse des exportations. Les opérations de maintenance à grande échelle menées durant le premier trimestre 2025 sur les sites de Skikda et Arzew ont significativement réduit les capacités de production. Bien que ces travaux soient maintenant terminés, le retour à pleine capacité prendra encore quelques mois.

La demande européenne, traditionnellement le principal débouché pour le GNL algérien, montre également des signes de faiblesse. Les importations de plusieurs pays clés ont diminué, reflétant à la fois une baisse de la consommation et une diversification des sources d'approvisionnement. Cette tendance pourrait s'inscrire dans la durée avec le développement des énergies renouvelables en Europe.

Les principaux clients affectés

La Turquie et la France, qui représentent à elles seules plus de 60% des exportations algériennes de GNL, ont toutes deux réduit leurs achats. Les livraisons vers la Turquie ont chuté de 530 000 tonnes par rapport au premier semestre 2024, passant de 2,17 à 1,64 million de tonnes. La France a quant à elle importé 1,34 million de tonnes, soit 220 000 tonnes de moins que l'an dernier.

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D'autres marchés européens suivent la même tendance. Les exportations vers l'Espagne ont baissé de 340 000 tonnes (0,61 million de tonnes en 2025 contre 0,95 en 2024) et celles vers l'Italie de 345 000 tonnes (0,61 contre 0,952 million de tonnes). Seul le Royaume-Uni fait exception avec une augmentation de 73 000 tonnes, passant de 0,20 à 0,27 million de tonnes.

Perspectives pour le second semestre 2025

Les experts anticipent une légère amélioration pour les mois à venir. La fin des travaux de maintenance devrait permettre une augmentation progressive des volumes exportés. Les prévisions tablent sur une production plus stable au troisième et quatrième trimestres, traditionnellement plus favorables.

Cependant, la concurrence accrue sur les marchés internationaux du GNL, notamment face aux exportations américaines et qataries, pourrait limiter la reprise algérienne. La stratégie de diversification des clients et l'optimisation des coûts de production apparaissent comme des éléments clés pour redresser la situation dans les prochains mois.


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