L'Algérie se prépare à lancer une nouvelle vague d'attribution de licences pétrolières et gazières, confirmant ainsi sa volonté d'attirer les investisseurs étrangers dans son secteur énergétique. Cette annonce fait suite au premier cycle de licences qui avait permis d'engager plusieurs grands groupes internationaux malgré une concurrence limitée sur certains blocs.
Les autorités algériennes envisagent d'organiser ce nouvel appel d'offres international entre le dernier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, rapporte ce jeudi 24 juillet le site spécialisé Attaqa. L'Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources en Hydrocarbures (ALNAFT) a initié des consultations préalables avec les opérateurs potentiels. Ce deuxième appel s'inscrit dans un programme quinquennal ambitieux prévoyant cinq cycles d'attribution d'ici 2028, stratégie visant notamment à enrayer le déclin récent de la production gazière nationale.
Le premier appel d'offres, clôturé en juin 2025, avait abouti à l'attribution de cinq des six blocs gaziers proposés. Des majors internationales comme TotalEnergies (France), ENI (Italie) et Sinopec (Chine) s'étaient positionnées, s'engageant sur des investissements minimums de 553 millions de dollars. Les contrats signés couvrent une durée de trente ans, incluant sept années consacrées aux phases d'exploration. L'enveloppe financière globale avoisine les 936 millions de dollars, répartis entre exploration (533 millions) et développement (403 millions).
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Nouvelle approche pour renforcer l'attractivité
Les leçons du premier appel d'offres, où seul le bloc "Girafe 2" avait suscité une réelle compétition, ont conduit à une évolution des méthodes. Samir Bekhti, président d'ALNAFT, a annoncé l'introduction d'une phase de préqualification pour identifier les blocs les plus prometteurs. "Nous échangeons avec les opérateurs sur tous les aspects : règles économiques, exigences techniques et modalités contractuelles", a-t-il précisé, indiquant une possible flexibilité sur certaines conditions.
En parallèle de ce processus, des discussions bilatérales se poursuivent avec des géants comme ExxonMobil et Chevron, particulièrement intéressés par le potentiel en hydrocarbures non conventionnels. Ces négociations pourraient déboucher sur des "accords concrets" avant la fin 2025, selon M. Bakhti.
Ce nouveau cycle d'attribution intervient dans un contexte sectoriel difficile. Les données disponibles révèlent une baisse de 6,5% de la production gazière en 2024 (98,41 milliards de m³ contre 105,24 milliards en 2023), malgré la demande croissante du marché européen. Les cinq contrats signés en juillet ciblent l'exploitation de réserves estimées à 700 milliards de m³ de gaz et 560 millions de barils de pétrole, répartis sur des sites comme "Ahara", "Toual" ou "Zirafa".
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