Algérie : les 7 mesures pour assouplir les opérations d'importation

Dans un contexte économique où la gestion des importations est devenue un enjeu majeur pour l’Algérie, le gouvernement a annoncé une série de mesures visant à alléger les procédures administratives. Ces décisions, prises en l’espace d’une semaine, sont destinées à faciliter les transactions commerciales internationales tout en renforçant les contrôles. Voici un tour d’horizon des principales initiatives lancées par les autorités algériennes.

Selon le quotidien arabophone Echorouk, l’une des mesures clés concerne l'extension du délai pour le dépôt des documents nécessaires à l’importation. Initialement fixé au 31 juillet, le ministère du Commerce extérieur a prolongé la date limite au 15 août 2025. Cette décision vise à permettre aux entreprises, tant physiques que morales, de compléter les formalités administratives liées aux opérations d’importation réalisées en 2024 et au premier semestre 2025.

Les documents exigés incluent des bilans fiscaux, des déclarations douanières, ainsi que des fiches techniques sur les capacités de production. Désormais, certaines pièces administratives, comme la liste des clients et les fiches de capacité, ne nécessitent plus de certification ou de légalisation, facilitant ainsi les démarches pour les importateurs.

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La levée des marchandises sans programme prévisionnel

Dans un autre changement majeur, les autorités douanières ont décidé d’assouplir les restrictions sur les marchandises bloquées dans les ports. Désormais, les importateurs peuvent faire lever ces marchandises sans soumettre un programme prévisionnel, à condition de signer un engagement écrit stipulant qu'un tel programme sera fourni pour les futures importations. Cette mesure permet de réduire les retards dans la chaîne d’approvisionnement et d’éviter des goulots d’étranglement dans les ports.

Les grandes entreprises importatrices, notamment dans les secteurs stratégiques comme celui du pétrole et du gaz, bénéficient également de facilités. Sonatrach, le géant énergétique algérien, a été exempté de l’obligation de présenter un programme prévisionnel pour ses opérations d’importation. Cette décision, prise en raison des spécificités de son activité, permet à la société d'assurer une fluidité maximale dans ses opérations, sans avoir à soumettre des prévisions détaillées des importations à venir.

Réticences et défis persistants en Algérie

Malgré ces avancées, certaines réticences demeurent parmi les petites et moyennes entreprises, notamment celles ayant des difficultés à s’aligner sur les exigences réglementaires. Ces entreprises, parfois mal informées ou confrontées à des incertitudes dans le domaine réglementaire, peinent à remplir les obligations dans les délais impartis. Les autorités continuent toutefois de suivre de près la mise en œuvre de ces réformes et restent ouvertes aux ajustements nécessaires.

En somme, ces mesures sont un pas vers une plus grande flexibilité dans les opérations d’importation en Algérie, tout en assurant un contrôle plus rigoureux des flux commerciaux. Elles visent à soutenir les entreprises tout en consolidant la régulation du marché extérieur.

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