L’Algérie en passe de signer un partenariat stratégique avec Chevron et ExxonMobil

L’Algérie s’apprête à conclure un partenariat stratégique avec les groupes américains Chevron et ExxonMobil pour développer plusieurs gisements d’hydrocarbures dans le sud du pays. Selon un article publié par l’agence Bloomberg repris par le quotidien algérien Echorouk, les négociations techniques sont terminées et les discussions commerciales sont en cours de finalisation.

L’accord viserait des projets dans les bassins d’Ahnet, de Gourara et de Berkine, zones riches en gaz naturel et en gaz de schiste. D’après un cadre algérien cité par Bloomberg, les trois parties ont trouvé un terrain d’entente sur les volets techniques. Les négociations actuelles portent sur la structure commerciale de l’accord, qui devrait être annoncé prochainement. Le ministère de l’Énergie n’a pas encore communiqué de date officielle, mais les signaux convergent vers une signature à court terme.

Chevron a signé une lettre d’intention avec Sonatrach le 13 juin 2024, portant sur l’exploration et le développement de gisements dans les bassins d’Ahnet et de Berkine. ExxonMobil, de son côté, a conclu un accord de principes le 22 mai 2024 pour intervenir dans les bassins d’Ahnet et de Gourara. Ces accords établissent un cadre de coopération technique et industrielle, préalable à la signature d’un contrat d’exploitation.

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Des zones ciblées à fort potentiel

Le bassin d’Ahnet, situé dans le sud-est algérien, fait partie des régions les plus prometteuses pour l’exploitation du gaz non conventionnel. Il contient d’importantes formations schisteuses, similaires à celles exploitées aux États-Unis. Le bassin de Gourara, plus à l’ouest, est également connu pour ses réservoirs gaziers profonds. Berkine, déjà en partie développé, présente un fort potentiel de relance grâce à l’introduction de nouvelles technologies.

Ces zones nécessitent des investissements importants et des techniques avancées d’exploration et de forage. Chevron et ExxonMobil disposent d’un savoir-faire reconnu dans l’exploitation des ressources non conventionnelles, notamment en matière de fracturation hydraulique, de forage horizontal et de gestion des fluides de production.

Un partenariat à dimension technologique

Les accords en cours de négociation prévoient l’introduction de méthodes à haute efficacité énergétique, intégrant des normes internationales en matière de sécurité, d’environnement et de performance industrielle. Sonatrach mise sur ces collaborations pour moderniser son approche opérationnelle, optimiser les rendements des forages et réduire les pertes en ligne dans le transport du gaz.

Chevron prévoit d’appliquer un modèle de développement intégré combinant acquisition sismique, modélisation géologique et forage multi-objectif. Cette approche permettrait de raccourcir les délais entre les premières explorations et la mise en production commerciale. ExxonMobil, quant à lui, envisage de mobiliser des unités mobiles de traitement sur site afin de réduire les coûts logistiques dans les zones isolées.

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Un enjeu économique et géopolitique

Ces projets s’inscrivent dans la stratégie de l’Algérie visant à diversifier ses débouchés énergétiques et à relancer la production gazière nationale. Le pays cherche à répondre à la demande croissante en gaz naturel, notamment sur les marchés européens, tout en attirant des capitaux étrangers dans le secteur des hydrocarbures.

Pour les États-Unis, cette coopération ouvre un accès stratégique à une région à fort potentiel énergétique. Elle s’inscrit aussi dans le cadre d’un repositionnement global des groupes pétroliers américains, soucieux de sécuriser de nouvelles zones de production en dehors des marchés saturés.


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