Pétrole : nouvelles divergences entre l'OPEP et l'AIE sur les prévisions

L'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) continuent d’afficher des prévisions divergentes concernant l’évolution du marché pétrolier à l’horizon 2025-2026. Ces désaccords témoignent des incertitudes qui marquent l’avenir du secteur, avec des prévisions contradictoires sur la demande mondiale et l'offre de pétrole.

Dans son dernier rapport mensuel traité par le quotidien algérien El Watan, l'OPEP a revu à la hausse ses prévisions de la demande mondiale pour 2026. Elle table sur une augmentation de 1,38 million de barils par jour (bpj), une révision qui repose sur des perspectives économiques plus favorables dans les principales régions consommatrices de pétrole. En particulier, l’Organisation mise sur une reprise économique dans les pays de l’OCDE (Amérique, Europe, Moyen-Orient, Afrique). Ainsi, elle maintient ses prévisions pour 2025 à 1,29 million de bpj, estimant que la consommation mondiale atteindra 106,36 millions de bpj au quatrième trimestre de cette année.

Pour l'OPEP la consommation mondiale de pétrole va grimper

Pour 2026, l’OPEP estime que la consommation mondiale de pétrole grimpera à 106,52 millions de bpj, révisant ses chiffres de 100'000 bpj en raison d’une reprise attendue dans des marchés clés. L’organisation prévoit que le Brésil devienne le moteur principal de la croissance de la production parmi les pays non membres de l’OPEP+, dépassant ainsi les États-Unis.

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De son côté, l’AIE adopte une vision plus prudente. L’Agence a encore réduit ses prévisions de croissance de la demande mondiale, justifiant cette révision par une « demande atone » dans les grandes économies. Elle note que la confiance des consommateurs reste faible, ce qui rend un rebond rapide peu probable. Pour l'AIE, la demande mondiale de pétrole reste fragile, notamment dans des zones comme l'Europe et l'Asie.

L'AIE estime que c'est l'offre qui va augmenter

Sur le volet de l'offre, l’AIE s’attend à une augmentation plus rapide que prévu. Elle prévoit une croissance de l’offre mondiale de pétrole de 2,5 millions de bpj en 2025, contre 2,1 millions initialement estimés, et de 1,9 million en 2026. L’AIE explique cette hausse par l’augmentation de la production des membres de l’OPEP+ et par l’offre extérieure qui croît également. Toutefois, l’Agence alerte sur les risques liés aux sanctions contre la Russie et l’Iran, qui pourraient freiner l’offre de ces pays producteurs.

L'écart entre les prévisions de l’OPEP et de l’AIE souligne la complexité du marché pétrolier, où des facteurs économiques mondiaux, les politiques de production des pays producteurs et les sanctions géopolitiques influencent les perspectives. À mesure que 2026 approche, ces différences de vues risquent de continuer à jouer un rôle crucial dans la formation des prix du pétrole et dans l’équilibre de l’offre et de la demande.


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