Le ministre algérien des Transports, Saïd Sayoud, a confirmé que l’opération d’importation de 10'000 bus, décidée par le Chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, sera parachevée en février 2026. Cette mesure s’inscrit dans un plan de renouvellement du parc de transport public, amorcé en réaction à plusieurs accidents mortels survenus ces dernières années, dont celui de Oued El Harrach, en août 2025, qui avait coûté la vie à 18 personnes.
Selon les précisions fournies en marge de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025) qui se tient en Algérie du 4 au 10 septembre, 4680 bus seront affectés au remplacement des véhicules ayant plus de 30 ans d'âge, tandis que 5320 bus viseront à remplacer partiellement ceux dont l’ancienneté est comprise entre 20 et 30 ans. Comme l'indique le quotidien El Khabar, le ministre a indiqué que cette opération a été planifiée après un recensement exhaustif du parc national de transport et une étude des besoins par type de service : urbain, suburbain, inter-wilayas et rural.
Une réponse politique à un drame national
L’accident de Oued El Harrach a été un élément déclencheur dans la décision présidentielle d’accélérer la modernisation des moyens de transport collectif en Algérie. Les investigations menées après le drame ont mis en lumière la défaillance technique de l’autocar impliqué, dont l’état de vétusté dépassait les normes de sécurité recommandées. L'opinion publique algérienne avait alors exigé des mesures concrètes pour améliorer les conditions de transport.
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Le ministre a rappelé que l’importation de ces véhicules n’est qu’une première phase. Une fois les livraisons achevées, les autorités prévoient de passer à la deuxième étape, reposant sur la mobilisation des capacités industrielles locales, notamment à travers des usines d’assemblage de bus en cours de finalisation. Certaines de ces installations relèvent du secteur privé, d’autres du ministère de la Défense nationale.
Un cahier des charges en cours d’élaboration
Un cahier des charges est actuellement en phase de finalisation pour encadrer cette opération à grande échelle. Il fixera les critères techniques, les capacités, et les configurations des véhicules, afin de répondre aux exigences spécifiques du transport public national.
Avec la finalisation prévue en février de l'année prochaine, l’Algérie amorce une transformation progressive mais déterminée de ses infrastructures de transport, en misant à la fois sur la sécurité des passagers et le renforcement de ses moyens industriels.
