La Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), qui s’est tenue à Alger du 4 au 10 septembre, a mis en lumière le rôle grandissant de l'industrie automobile dans les échanges économiques africains. De nombreux acteurs algériens de la sous-traitance automobile ont profité de l’événement pour conclure des accords stratégiques avec des partenaires du continent, posant les jalons d’une intégration industrielle régionale.
Plusieurs entreprises algériennes ont signé des protocoles d’accord lors de l'IATF 2025, consolidant leurs ambitions à l’export. Le holding AGM, par exemple, a paraphé six accords dans les domaines des machines agricoles et des équipements industriels avec des partenaires éthiopiens, ghanéens, tunisiens et mauritaniens. De son côté, SNS Holding a signé des protocoles préliminaires pour un total de 950 millions de dollars, dont quatre dans le secteur automobile.
Des sociétés comme Anabib, Dedax, AMC Filtre ou Briks ont également conclu des contrats pour fournir des composants automobiles (plaquettes de frein, liquides de refroidissement, faisceaux électriques) à des clients en Tunisie, en Libye ou au Sénégal.
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IATF 2025 : l'intégration industrielle africaine en ligne de mire
Les dirigeants d’entreprises présents à l’événement ont tous souligné le potentiel d’une industrie automobile africaine intégrée, reposant sur des composants produits localement. Cirta Automotive affiche déjà un taux d’intégration de 95 % pour ses pièces de suspension, et prévoit d’élargir sa gamme pour viser l’export. Friction Tech, fabricant de batteries basé à Oran, exporte déjà vers l’Allemagne et vise de nouveaux marchés africains.
L’objectif évoqué par plusieurs responsables est de parvenir à un taux d’intégration locale de 60 à 70 % dans l’assemblage des véhicules produits en Afrique, ce qui permettrait de réduire les importations et de renforcer la compétitivité du secteur.
Chery Algérie mise sur les fournisseurs locaux
Le constructeur chinois Chery, en phase d’implantation industrielle en Algérie, a signé des partenariats avec plusieurs sous-traitants algériens tels que Fabcom, Dedax, Sittal et Brix Hamadou. Ces accords signés aussi à l'occasion de l'IATF 2025, visent à remplacer l’importation de pièces détachées par une production locale.
Au-delà de la réduction de la facture en devises, cette stratégie favorise le transfert de technologies et le développement du tissu industriel national, deux leviers clés pour structurer une véritable industrie mécanique en Algérie.
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L’ambition partagée au sein de l’IATF 2025 est claire : bâtir une industrie automobile continentale capable de produire jusqu’à 5 millions de véhicules par an d’ici 2035. La Banque africaine d’import-export a d’ailleurs annoncé une enveloppe de 1 milliard de dollars dédiée à cette transition industrielle, à condition qu’elle repose sur des projets sérieux et viables.
.🇩🇿 À l’#IATF2025, sous l’égide du Ministère de l’Industrie, Chery Algérie signe des accords avec des entreprises nationales de sous-traitance et de pièces détachées.
✅ Hausse de l’intégration locale
✅ Réduction des importations & coûts
✅ Valeur ajoutée & emplois durables pic.twitter.com/iPsXBLiGei— Wiicoin™ 🇩🇿 (@wiicoin15) September 9, 2025
