Fiat Algérie passe au CKD

L’usine Fiat de Tafraoui, dans la wilaya d’Oran, a franchi une étape industrielle majeure avec la production du premier véhicule en CKD (Completely Knocked Down) en Algérie. Ce jalon marque un tournant dans la stratégie d’intégration locale du groupe Stellantis, propriétaire de la marque italienne.

Le système CKD consiste à importer des véhicules entièrement démontés, pour qu’ils soient assemblés localement. Cette méthode diffère du SKD (Semi Knocked Down), où les voitures arrivent partiellement assemblées. La montée en gamme vers le CKD traduit une volonté d'accroître la valeur ajoutée locale dans le processus de production.

Le projet est porté par Samir Cherfan, directeur des opérations de Stellantis pour la région MENA, qui a salué cette réalisation sur les réseaux sociaux, plus précisément sur son compte LinkedIn, parlant d’une « étape historique ». Le lancement s’est accompagné de la mise en service des installations de soudage et de peinture, nécessaires à l’assemblage complet du modèle.

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La Grande Panda, premier modèle assemblé en CKD

C’est la Fiat Grande Panda qui inaugure cette nouvelle ligne d’assemblage. Ce modèle devient le quatrième véhicule Fiat produit localement, après la Fiat 500 Hybrid et les deux versions du Doblo (utilitaire et vitré). Présentée officiellement le 4 septembre à Alger, la Grande Panda est décrite comme le premier véhicule CKD de l’histoire industrielle algérienne.

Les premières unités de présérie sont attendues avant la fin du mois de septembre, avant un passage à la production en série. Le taux d’intégration locale initial est annoncé à 20 %, avec un objectif de dépassement des 30 % d’ici 2026.

Un objectif de développement industriel à long terme pour Fiat

Au-delà de la production automobile, Fiat et Stellantis ambitionnent d’ancrer plus durablement leur présence industrielle en Algérie. Pour Cherfan, chaque véhicule produit symbolise le « savoir-faire, la précision et la résilience algériens ». Il insiste sur une vision stratégique à long terme, où l’usine de Tafraoui deviendrait un pôle de référence régional pour la mobilité.

Cette avancée est perçue comme un signal positif pour le secteur automobile algérien, longtemps freiné par des blocages réglementaires et un marché des importations instable. Elle pourrait également favoriser la création d’un écosystème industriel local, impliquant sous-traitants et fournisseurs nationaux dans la chaîne de valeur.

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