Les relations économiques entre l’Algérie et la Turquie connaissent un développement soutenu, marqué par une hausse significative des investissements directs étrangers (IDE) turcs sur le territoire algérien. Selon les déclarations de l’ambassadeur de Turquie à Alger, Muhammet Mücahit Küçükyılmaz, les entreprises turques ont investi à ce jour 7,7 milliards de dollars en Algérie.
La Turquie figure parmi les principaux investisseurs étrangers en Algérie. Actuellement, près de 1600 entreprises turques opèrent dans le pays, fait savoir le diplomate dans un entretien à l'agence de presse turque Anadolu. Cette présence couvre un large éventail de secteurs, avec un intérêt particulier pour les mines, les hydrocarbures, les énergies renouvelables et l’agriculture. Ces domaines correspondent aux axes stratégiques définis par Alger pour diversifier son économie hors hydrocarbures.
La coopération entre les deux pays ne se limite pas à l’investissement financier. Elle s’inscrit dans une logique stratégique, avec des liens historiques de plus de trois siècles et un objectif clairement affiché : porter le volume des échanges commerciaux à 10 milliards de dollars d’ici cinq ans, contre 6,5 milliards actuellement.
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Algérie-Turquie : des projets structurants et des ambitions communes
Parmi les projets marquants, on note l’implantation du groupe Tosyali, actif dans la sidérurgie, qui développe une unité de traitement de minerai de fer à Bechar. Ce projet s’inscrit dans le cadre du grand chantier de valorisation du gisement de Gara Djebilet, l’un des plus importants du pays.
Le secteur agricole, notamment l’agriculture saharienne, fait également partie des priorités. L’Algérie entend s’appuyer sur des partenariats étrangers pour renforcer la production locale, améliorer sa sécurité alimentaire et développer des filières exportables.
Une dynamique institutionnelle soutenue
Sur le plan institutionnel, plusieurs initiatives ont vu le jour pour renforcer les liens bilatéraux. L’ouverture en 2025 d’un bureau du Ziraat Bankası, une grande banque publique turque, ainsi que la création d’un nouveau consulat à Oran, illustrent la volonté d’ancrer durablement la coopération économique.
La mobilité entre les deux pays a également été facilitée. Le nombre de vols hebdomadaires est passé de 35 à 80, favorisant les échanges commerciaux et humains. Parallèlement, des coopérations éducatives se multiplient, avec la montée en puissance du réseau des écoles turques Maarif et du centre culturel Yunus Emre.
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La Turquie consolide ainsi sa position de partenaire privilégié de l’Algérie dans un contexte de transformation économique. Le volume d’IDE témoigne d’une confiance réciproque et d’un alignement d’intérêts sur le long terme.
