L'Algérie a introduit une nouvelle réglementation bancaire, visant à adapter la gestion des devises au sein des institutions financières du pays. Cette réforme a pour objectif de moderniser le cadre juridique relatif à l'évaluation des titres financiers, notamment ceux liés aux devises étrangères.
Ces nouvelles règles, mises en place par la Banque d'Algérie, affecteront non seulement les banques et établissements financiers, mais aussi les entreprises nationales et internationales opérant en Algérie. Selon Echorouk, le 25 septembre 2025, la Banque d'Algérie a annoncé un ensemble de modifications réglementaires concernant la gestion des devises au sein des banques.
Ces changements concernent particulièrement les opérations liées aux devises étrangères et les techniques de comptabilisation des opérations de change. En vertu de la nouvelle réglementation, les banques devront procéder à une réévaluation systématique de leurs actifs et passifs libellés en devises, à la fin de chaque exercice financier, selon le taux de change officiel fixé par la Banque centrale. Ce taux devra être appliqué dans le cadre des opérations comptables liées aux devises.
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L'objectif de cette mesure est de mieux refléter les fluctuations des devises sur les bilans des institutions financières. Ainsi, toute différence entre les valeurs comptables et les valeurs actualisées des devises devra être enregistrée comme une perte ou un gain, en fonction de la variation du taux de change. En effet, cette mise à jour vise à renforcer la transparence et à améliorer la gestion des risques liés aux devises pour les banques.
Impacts sur les transactions en devises
L'un des aspects les plus significatifs de cette nouvelle réglementation concerne le traitement des écarts de taux de change. En vertu de la nouvelle règle, les institutions financières devront enregistrer toute perte ou gain découlant de la fluctuation des devises comme une charge ou un produit financier, respectivement. Ces écarts devront être reflétés clairement dans les états financiers de fin d’année.
En outre, les banques auront désormais la possibilité de modifier la classification de leurs titres financiers. Par exemple, des actifs financiers qui étaient initialement classés dans la catégorie des titres à court terme pourront être reclassés en titres à long terme si la stratégie de l’établissement vis-à-vis de ces actifs change. Ce processus nécessitera également une nouvelle évaluation de la valeur des titres, effectuée au taux de change en vigueur au moment du reclassement.
Les établissements financiers devront donc suivre une procédure rigoureuse pour s'assurer que toutes les opérations liées aux devises soient correctement enregistrées et évaluées. Cela inclut non seulement les opérations de change classiques, mais aussi les transactions complexes impliquant des titres financiers libellés en devises étrangères. Les banques devront également fournir des explications détaillées sur les méthodes utilisées pour déterminer les évaluations des titres dans leurs rapports financiers annuels.
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Mise en œuvre et conformité avec la réglementation
Cette nouvelle réglementation, entrée en vigueur à la fin de septembre 2025, vise à instaurer des pratiques comptables plus transparentes et conformes aux normes internationales en matière de gestion des devises. Les établissements financiers en Algérie auront jusqu'à la fin de l'année en cours pour se conformer à ces nouvelles exigences, avec une mise en œuvre progressive dans les mois suivants.
Les banques algériennes devront également renforcer leurs procédures internes pour s'assurer de la conformité avec les nouvelles règles. Cela inclut la formation des équipes en charge de la gestion des devises et l'adoption de nouveaux outils technologiques pour faciliter les processus de comptabilisation des devises. Les autorités de régulation surveilleront de près l'application de ces règles et procéderont à des audits réguliers pour garantir que les institutions respectent les nouvelles normes.
