Algérie : de nouveaux projets d'investissement en vue avec la banque asiatique

L’Algérie explore de nouvelles pistes de coopération avec la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer le développement de secteurs stratégiques. Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire de diversification économique, tout en valorisant les ressources naturelles du pays.

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a reçu à Alger une délégation de l’AIIB, conduite par son président Jin Liqun. Cette réunion, organisée au siège du ministère, a permis de faire un tour d’horizon des opportunités d’investissement dans plusieurs domaines jugés prioritaires par les autorités algériennes, selon un communiqué du département de Mohamed Arkab publié sur sa page Facebook.

Parmi les thématiques abordées : les hydrocarbures, les mines, le dessalement de l’eau de mer et les infrastructures industrielles. Mohamed Arkab a présenté à cette occasion un exposé sur les grands axes de développement du secteur, en insistant sur les réformes juridiques et réglementaires récentes qui visent à créer un environnement plus attractif pour les investisseurs.

Économie Algérie-Tunisie : les échanges commerciaux bondissent de 166 % en cinq ans

Des projets structurants ciblés

Plusieurs initiatives majeures ont été mises en avant. Il s’agit notamment de la mine de fer de Gara Djebilet, du complexe intégré de phosphate, de projets liés à l’exploitation du zinc et du plomb, ainsi que de multiples stations de dessalement.

Ces projets, selon Arkab, répondent à un double objectif : augmenter la valeur ajoutée nationale et réduire l’empreinte carbone du secteur énergétique, en intégrant davantage de technologies propres et de procédés modernes dans l’exploitation des ressources.

L'Algérie, un partenaire historique de l’AIIB

Le président de l’AIIB a rappelé que l’Algérie figurait parmi les membres fondateurs de la banque, ayant rejoint l’institution dès 2015. Il a souligné l’importance du dialogue actuel et s’est félicité de la clarté de la vision algérienne en matière de développement industriel et énergétique. Basée à Pékin, la banque compte aujourd’hui 105 États membres et intervient dans des projets d’envergure en matière d’énergie, de transport, de connectivité régionale et d’énergies renouvelables.

Économie L’Algérie exporte 26 000 tonnes de ce produit vers les États-Unis

L’intérêt affiché de l’AIIB pour l’Algérie laisse entrevoir une coopération renforcée, notamment dans les secteurs où les besoins en financement sont élevés. Le renforcement de ce partenariat pourrait offrir des leviers importants pour les grands chantiers de développement en cours et à venir.


Vous aimez cet article ? Partagez !