Pétrole : les estimations optimistes de Goldman Sachs

Le groupe financier Goldman Sachs anticipe une hausse continue de la demande mondiale de pétrole dans les années à venir. Selon une note publiée par l’établissement, la consommation pourrait atteindre 113 millions de barils par jour en 2040.

Ce volume représenterait une progression notable par rapport au niveau estimé à 103,5 millions de barils par jour en 2024. Les analystes du groupe indiquent que la consommation annuelle pourrait augmenter d’environ 0,9 million de barils par jour entre 2025 et 2030, avant de ralentir progressivement jusqu’à 0,1 million de barils par jour en 2040.

Goldman Sachs attribue cette progression à plusieurs facteurs liés aux besoins énergétiques dans différents secteurs. Le groupe souligne que les produits issus du pétrole conservent un rôle important dans le transport aérien et dans l’industrie pétrochimique. Ces segments disposent de solutions alternatives limitées en termes de technologies ou d’infrastructures. Selon la note, la croissance du produit intérieur brut stimulée par les outils d’intelligence artificielle pourrait également générer une demande indirecte évaluée à trois millions de barils par jour à l’horizon 2040.

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Impact du développement des technologies

L’analyse évoque aussi l’impact du développement des technologies à faibles émissions. Goldman Sachs indique que la progression de ces solutions reste insuffisante pour réduire significativement l’usage du pétrole à l’échelle mondiale. Les infrastructures nécessaires à leur déploiement ne suivent pas encore le rythme requis pour compenser la demande énergétique actuelle.

Dans cette perspective, Goldman Sachs relève que les usages liés aux transports routiers devraient atteindre un plafond après 2030, tandis que la pétrochimie pourrait devenir l’un des principaux moteurs de la demande. L’aviation contribue également de manière stable à la consommation, avec des carburants pour lesquels les substituts sont encore peu répandus.

Les prévisions mentionnent toutefois plusieurs incertitudes. Une accélération du développement des technologies énergétiques alternatives pourrait modifier les trajectoires de consommation. Le groupe cite également l’éventualité de ralentissements économiques susceptibles de réduire la demande mondiale.

Ajustements d’autres organismes internationaux

D’autres institutions révisent également leurs projections concernant le marché mondial du pétrole. L’Agence internationale de l’énergie a réintroduit un scénario dit des politiques actuelles, dans lequel la consommation pourrait augmenter de 13 pour cent d’ici 2050. Ce scénario repose notamment sur un déploiement plus lent que prévu des véhicules électriques et sur une utilisation continue des carburants issus du pétrole dans plusieurs secteurs.

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Les marchés pétroliers ont enregistré des variations significatives au cours de la semaine précédant la publication de ces estimations. Après une baisse d’environ quatre pour cent, les cours se sont stabilisés. Le baril de Brent s’échangeait autour de 64 dollars et le baril de West Texas Intermediate autour de 60 dollars. Ces fluctuations ont été influencées par des opérations militaires visant des infrastructures pétrolières en Russie, ainsi que par les sanctions appliquées par l’administration du président des États-Unis Donald Trump à l’encontre des exportations russes. Certaines raffineries ont également réduit leurs achats de pétrole russe, ce qui a contribué à la réorientation de l’offre disponible sur le marché.


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