Le gouvernement algérien a annoncé un changement important concernant l'importation de voitures de moins de trois ans. Les règles régissant l'importation de ces véhicules sont modifiées, affectant les particuliers résidents ainsi que les entreprises.
Dans un communiqué conjoint publié lundi 24 novembre 2025, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations et la Direction générale des Douanes ont précisé le cadre légal régissant l'importation des voitures de tourisme de moins de trois ans. Se fondant sur l'article 110 de la loi de finances 2020, modifié par l'article 208 de la loi de finances 2025, les autorités ont réaffirmé que cette disposition « demeure exclusivement réservée aux citoyens résidents, une fois tous les trois ans, et non aux entreprises, quelle que soit la nature de leur activité ou leur forme juridique ».
Le document établit une distinction claire en précisant que cette mesure « concerne exclusivement les citoyens résidents, de manière individuelle et non collective », excluant ainsi toute possibilité d'importation groupée. Cette clarification vise à encadrer strictement l'application du dispositif, confirmant son accès limité aux particuliers résidents dans un cadre exclusivement individuel.
Fin des importations groupées par les entreprises
La mesure met fin aux importations groupées de véhicules, qui étaient courantes ces dernières années, notamment avec les importations massives en provenance de Chine. Le gouvernement a précisé que l'importation de ces véhicules ne sera plus autorisée aux groupes ou entreprises, quel que soit leur secteur d'activité ou leur forme juridique.
Selon le même communiqué, la vente de ces véhicules en dehors des points de vente agréés sera également interdite, afin de renforcer la régulation du marché automobile et limiter les ventes non contrôlées. Ce changement de politique est une réponse directe à la croissance du marché parallèle et des importations non officielles.
Implications pour le marché automobile et la filière chinoise
Cette nouvelle réglementation a des répercussions sur la filière automobile, notamment sur les importations en provenance de Chine. Ces dernières années, une forte demande en véhicules a poussé de nouveaux acteurs à proposer des achats groupés, notamment de voitures chinoises, à des prix compétitifs par rapport aux véhicules européens. Ces pratiques avaient conduit à l’apparition d’un marché parallèle où les voitures importées étaient revendues à des prix plus élevés.
Cette décision pourrait ralentir l’essor de la filière chinoise, qui s’est largement développée grâce à ces imports massifs et moins coûteux. En plus de cela, la réglementation pourrait avoir un impact sur le marché noir des devises, où la demande d'euros et de dollars pour financer ces achats a contribué à la montée des taux de change de ces devises, l’euro frôlant actuellement les 300 dinars algériens.
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