Les procédures douanières pour l'importation de voitures par des particuliers en Algérie viennent de connaître un allègement significatif. Une mesure récente supprime une obligation spécifique pour les voitures neuves, dans le but d'accélérer leur dédouanement. Cette décision fait suite à une réunion de coordination entre plusieurs institutions publiques.
Les services des douanes algériennes ont notifié à leurs directions la suppression de l'obligation du rapport d'expertise dans les dossiers de dédouanement des voitures neuves importées par des particuliers. Cette instruction, émise en novembre 2024, s'appuie sur les décisions prises lors d'une réunion de coordination tenue le 1er octobre 2025. La mesure est justifiée par le fait que ces véhicules sont déjà soumis à un contrôle de conformité technique.
Selon Mohamed Abbout, agent en douane interrogé par le journal Echorouk, cette décision résulte d'une étude des retards et des obstacles rencontrés lors du dédouanement des véhicules importés par des particuliers. Elle concerne spécifiquement l'exemption du rapport d'expertise réalisé au niveau des ports, les voitures étant déjà détentrices d'un certificat de conformité du produit d'origine. Cette simplification vise à fluidifier la libération des véhicules depuis les zones portuaires.
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Accélération des procédures et désengorgement des ports
La mesure a pour objectif principal de réduire les délais de dédouanement et de limiter l'accumulation des véhicules dans les ports. L'agent en douane a indiqué que cette réforme contribue à accélérer le processus de libération des véhicules importés par les individus. Elle vise également à colmater des fuites financières au niveau du Trésor public, qui pourraient atteindre, en cas d'accumulation prolongée des conteneurs, un coût estimé à 2 milliards de dollars par an, lié aux retards de location de ces conteneurs.
Lors de la réunion du 1er octobre 2025, le directeur général des douanes avait expliqué que les mesures urgentes adoptées visaient à faciliter la sortie des véhicules des particuliers des ports dans les délais les plus courts. L'objectif est d'éviter une stagnation prolongée, qui alourdirait la charge financière des importateurs avec des frais de stockage supplémentaires. Ces dispositions participent à la décongestion des ports et des zones de dépôt temporaire.
Le contexte de la réforme et les acteurs impliqués
La réunion a rassemblé plusieurs institutions concernées par le processus d'importation. Y assistaient des représentants des ministères de l'Intérieur, des Transports, du Commerce, ainsi que des services fiscaux, des banques et des transporteurs maritimes. Le directeur général des douanes avait alors déclaré travailler constamment à l'introduction d'améliorations pour simplifier les procédures, ce qu'il a présenté comme faisant partie intégrante du devoir professionnel de l'administration.
L'interconnexion entre les différents acteurs a été désignée comme un élément fondamental du nouveau système. Le directeur a insisté sur le fait que l'objectif de toutes ces étapes est d'atteindre une plus grande fluidité dans le traitement des dossiers, d'améliorer la qualité des services aux usagers et d'élever la douane algérienne au niveau des standards internationaux. L'optimisation de l'organisation logistique dans les zones portuaires accompagne cette modernisation.
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L'intégration dans la modernisation du système douanier
Cette facilitation s'inscrit dans un processus plus large de modernisation du système douanier algérien. Le système ALCES, déployé au début de l'année 2025, vise à digitaliser et accélérer les opérations douanières. Le directeur général a souligné que le travail se poursuit dans cette direction concernant la généralisation de la digitalisation et l'amélioration des services.
La mise en œuvre de ces réformes s'inscrit dans une stratégie globale de modernisation de l'administration. La suppression de l'expertise pour les voitures neuves en est une illustration concrète. Elle repose sur le principe de reconnaissance du certificat de conformité d'origine comme un document suffisant pour attester de l'état du véhicule, évitant ainsi un double contrôle au port d'arrivée.
