La récente revalorisation des pensions de retraite en Algérie suit un barème progressif avec des taux différenciés. Le directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR), Hafid Adrar, a apporté des précisions quant à son application. Il a également annoncé que cette augmentation s'étendrait à d'autres bénéficiaires que les seuls retraités.
Sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio Algérienne, Hafid Adrar a apporté, ce mercredi 17 décembre 2025, des éclaircissements essentiels sur la revalorisation des pensions de retraite. Intervenant dans l’émission L’Invité de la rédaction , il a tenu à rectifier une information répandue. « Contrairement à ce qui a été parfois rapporté, l’augmentation n’est pas de 5 à 10 % mais bien de 5 et 10 % », a-t-il expliqué.
Le directeur général de la Caisse nationale des retraites (CNR) a ensuite détaillé le barème appliqué. Selon ce dispositif, les retraités dont la pension est inférieure à 20 000 dinars algériens bénéficieront d’une hausse de 10 %. À l’inverse, ceux percevant une pension égale ou supérieure à ce seuil verront leur allocation augmenter de 5 %.
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Cette approche vise, selon ses explications, à protéger en priorité les retraités aux revenus les plus modestes. Il a rappelé que cette décision avait été approuvée au préalable par le Conseil des ministres. Le taux d’inflation officiel, établi à 1,7 %, a été mentionné pour indiquer que les taux de revalorisation dépassent ce niveau.
Les critères de la revalorisation et son extension à d’autres catégories
Hafid Adrar a détaillé les trois critères ayant guidé cette décision. Le premier est un droit légal inscrit dans la loi 83-12 relative à la retraite, qui impose à l’État une réévaluation périodique des pensions. Le deuxième critère repose sur l’analyse des capacités financières de l’État. Le troisième a pour objectif d’assurer la pérennité du système national de sécurité sociale.
Dans une annonce notable, il a étendu le bénéfice de cette mesure. « Ces augmentations ne concernent pas uniquement les retraités. Les titulaires d’une pension d’invalidité servie par la CNAS (Caisse nationale des assurances sociales) et la CASNOS bénéficieront également de ces revalorisations aux mêmes taux », a-t-il indiqué. Cette extension inclut donc les pensions versées par ces deux caisses sociales.
L’impact de la hausse du SNMG et les principes du système
L’augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG) aura une incidence directe sur les petites retraites. Hafid Adrar a précisé que le SNMG passerait de 20 000 à 24 000 dinars. Cela affectera automatiquement le calcul des allocations de retraite fixées, pour leur partie minimale, à 75 % du SNMG.
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Il a également rappelé les fondements du régime. « Le système est basé sur la solidarité intergénérationnelle, où les actifs financent les retraités actuels », a-t-il souligné. Pour illustrer le rôle de l’État, il a fourni une donnée : « Les cotisations payées pendant 40 ans de travail sont consommées en moins de 3 ans de retraite, alors que l’âge moyen d’une pension de retraite directe est de 18 ans. » Cela implique une prise en charge par la CNR au-delà des cotisations individuelles versées.
