L'Algérie a lancé, par le biais de son Office des céréales, un nouvel appel d'offres international pour l'importation de blé dur. Cette opération s'inscrit dans une série d'achats destinés à garantir l'approvisionnement du pays. Elle intervient dans un contexte où les autorités combinent récolte locale et importations pour répondre à la demande intérieure.
L’Office algérien des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres en vue de l’importation de 50 000 tonnes de blé dur, selon des informations rapportées ce lundi 22 décembre par l’agence Reuters, citant des opérateurs européens du secteur. L'OAIC, qui ne communique pas officiellement sur ses procédures d'achat, a accordé aux fournisseurs jusqu'au mardi 23 décembre 2025 pour déposer leurs offres.
Selon ces sources sectorielles, le volume final pourrait dépasser la quantité initialement annoncée. L'appel d'offres ne spécifie pas l'origine géographique du blé à livrer. Les approvisionnements devront s'effectuer selon un calendrier précis, réparti en plusieurs tranches distinctes.
Économie L’Algérie lance un nouvel appel d’offres pour acheter du blé
Un échéancier de livraison étalé sur deux mois
Les expéditions sont planifiées entre février et mars 2026. La première période de livraison est fixée entre le 1er et le 15 février 2026. La seconde tranche doit être réceptionnée entre le 16 et le 28 février 2026.
Les livraisons se poursuivront au cours du mois de mars suivant deux créneaux définis. Une troisième phase est prévue du 1er au 15 mars, suivie d'une période finale d'expédition entre le 16 et le 31 mars 2026. Cet échelonnement permet une réception progressive des marchandises.
Un deuxième achat international en trois mois
Cette procédure constitue le deuxième appel d'offres du genre lancé par l'OAIC au cours des trois derniers mois. Un appel d'offres précédent pour l'importation de blé dur avait été initié le 14 octobre 2025. Le blé dur est principalement transformé en semoule et en pâtes alimentaires en Algérie.
🇩🇿🇫🇷 L'Algérie exclut la France de l'appel d'offres pour l'importation de blé, en raison de la dégradation des relations, rapporte Reuters.
"L'Algérie est l'un des plus gros acheteurs de blé au monde et, pendant de nombreuses années, la France a été de loin son principal… pic.twitter.com/HythCEz7nS
— UA. (@UnionAlgerienne) October 9, 2024
Cette céréale fait partie des produits de première nécessité dont le prix bénéficie d'un soutien public. Ces importations régulières complètent la production nationale pour garantir l'approvisionnement du marché et le maintien des stocks de sécurité.
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Contexte de la production et des importations céréalières
Selon les estimations du département américain de l'Agriculture (USDA), la production algérienne de blé pour la saison 2024-2025 est évaluée à 3 millions de tonnes. Pour la campagne agricole 2023-2024, la production s'était établie à 2,7 millions de tonnes. La production d'orge est quant à elle estimée à 1,2 million de tonnes pour la période 2024-2025.
Les prévisions de l'USDA tablent sur des importations algériennes de céréales (blé et orge) atteignant 9,2 millions de tonnes pour la saison 2025-2026. Au niveau des surfaces cultivées, le blé dur occupe environ 45% des terres céréalières algériennes, qui totalisent trois millions d'hectares. L'orge représente 33% de cette superficie, tandis que le blé tendre en couvre 15%.
