L’entrée en vigueur de la loi de finances 2026 introduit de nouvelles règles concernant le transport et le change de devises pour les voyageurs entrant et sortant d’Algérie. Ces dispositions concernent directement les membres de la diaspora algérienne et les touristes étrangers, avec des obligations renforcées au moment du départ du territoire national.
La loi de finances 2026, publiée au Journal officiel après sa signature par le président Tebboune, modifie l’article 72 de la loi n°15-18 du 30 décembre 2015 portant loi de finances pour 2016. Cette modification est introduite par l’article 129 de la nouvelle loi, qui redéfinit les obligations des voyageurs non-résidents en matière de devises.
Le texte précise que tout voyageur entrant ou sortant du territoire algérien est tenu de déclarer aux services des douanes les montants dépassant le seuil de 1000 euros ou son équivalent en devises étrangères. Cette obligation s’applique aux billets de banque, pièces de monnaie, moyens de paiement au porteur, effets de commerce, titres négociables, ainsi qu’aux métaux et pierres précieuses.
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Déclaration des devises à l’entrée du territoire algérien
À l’arrivée en Algérie, les membres de la diaspora algérienne et les touristes étrangers doivent continuer à déclarer les devises qu’ils transportent lorsque le montant dépasse le seuil réglementaire. Cette formalité s’applique à l’ensemble des points d’entrée du territoire national, qu’il s’agisse des aéroports internationaux, des ports maritimes ou des postes frontaliers terrestres.
Cette déclaration permet aux autorités douanières d’identifier le montant exact des devises introduites sur le territoire national. Les sommes déclarées sont ensuite prises comme référence lors de la sortie du pays, conformément aux nouvelles exigences prévues par la loi de finances 2026.
Justification obligatoire des opérations de change à la sortie
La principale nouveauté introduite par l’article 129 concerne la sortie du territoire national. Désormais, le voyageur non-résident doit présenter aux services des douanes un justificatif des opérations de change effectuées en Algérie sur tout ou partie des sommes déclarées à l’entrée.
Concrètement, il s’agit de reçus délivrés par les banques ou les établissements de change agréés attestant que les devises ont été converties officiellement en dinars algériens. En l’absence de ces documents, le voyageur s’expose à des sanctions prévues par la législation en vigueur, sans distinction entre membres de la diaspora et touristes étrangers.
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Un impact direct sur le marché parallèle des devises
Selon les constats observés sur le terrain, l’écart entre le taux de change officiel et celui pratiqué sur le marché parallèle dépasse 85 %. En 2026, le taux officiel du dinar s’établit autour de 151 dinars pour un euro, tandis que le taux appliqué sur le marché informel atteint environ 280 dinars.
En imposant la traçabilité des devises déclarées, les autorités cherchent à limiter l’alimentation du marché parallèle par les voyageurs non-résidents. La mesure s’applique de manière uniforme à l’ensemble des voyageurs concernés, mettant fin à la différence de traitement qui existait auparavant entre les Algériens de l’étranger et les visiteurs étrangers.
