Le gaz algérien connaît un début d’année 2026 marqué par une augmentation sensible de la production. D’après les données publiées par la plateforme Attaqa, spécialisée dans l’analyse des marchés énergétiques, les volumes extraits ont progressé à la fois sur un an et d’un mois à l’autre, dans un contexte où la demande locale reste soutenue.
En janvier 2026, la production de gaz naturel en Algérie a atteint 10,44 milliards de mètres cubes. Cela correspond à une hausse de 7 % par rapport à janvier 2025, soit 688 millions de mètres cubes supplémentaires. Si l’on compare avec décembre 2025, la progression est encore plus marquée, avec une augmentation de 10,7 %, ce qui représente environ un milliard de mètres cubes en plus sur un seul mois.
Une consommation intérieure toujours élevée
Dans le même temps, la consommation de gaz algérien a continué d’augmenter. Elle s’est établie à 6,62 milliards de mètres cubes en janvier 2026, contre 5,98 milliards un an auparavant. Cette évolution s’explique en grande partie par le rôle du gaz dans la production d’électricité.
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Le système énergétique algérien repose presque entièrement sur cette ressource, qui couvre environ 99 % de la production électrique. Cette situation implique une utilisation importante des volumes disponibles pour répondre aux besoins internes, en particulier durant les périodes de forte consommation.
Des exportations globalement stables
Les exportations de gaz algérien restent proches des niveaux observés l’année précédente. En janvier 2026, elles ont atteint 3,612 milliards de mètres cubes, contre 3,580 milliards en janvier 2025. La majorité des volumes a été acheminée par gazoducs, avec 3,06 milliards de mètres cubes, tandis que le gaz naturel liquéfié a représenté 549 millions de mètres cubes.
Les données disponibles montrent aussi une évolution récente du côté du gaz naturel liquéfié. En février 2026, les exportations ont atteint 673 000 tonnes. Au début du mois de mars, les volumes ont progressé de plus de 74 % sur les deux premières semaines, selon Energy Research Platform.
L’Italie au premier plan des importations
L’Italie reste le principal partenaire de l’Algérie pour le gaz. Depuis 2022, les volumes exportés vers ce pays dépassent 20 milliards de mètres cubes par an. Cette quantité représente plus d’un tiers des importations italiennes.
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Les infrastructures actuelles permettent encore d’augmenter les livraisons. En 2025, elles n’ont été utilisées qu’à hauteur de 80 %. Dans ce contexte, une visite de Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres de la République italienne, est attendue. Les discussions devraient notamment porter sur les approvisionnements en gaz.
Des investissements en cours dans plusieurs champs
L’entreprise italienne Eni SpA poursuit ses activités en Algérie, notamment dans les champs d’Ain Amenas, Ain Salah et Touat. Ces projets concernent l’exploration et la production de gaz.
Le site de Touat produit environ 4,5 milliards de mètres cubes par an. Eni SpA y détient une participation de 43 %. L’entreprise a également engagé de nouveaux projets dont le montant peut atteindre 1,35 milliard de dollars, afin de développer ses capacités sur place.
Une baisse des exportations sur l’année 2025
Si le début de l’année 2026 montre une évolution à la hausse, les chiffres sur l’ensemble de l’année 2025 indiquent un recul des exportations. Elles se sont élevées à 45,7 milliards de mètres cubes, contre 49,29 milliards en 2024.
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Cette diminution s’explique notamment par le choix de certains pays européens d’augmenter leurs importations de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis. Ces volumes ont été achetés à des prix plus élevés, selon les données du marché, tout en maintenant une diversification des sources d’approvisionnement.
