Salaires en Algérie : voici le top 3 des entreprises publiques qui paient le mieux en 2026

Une étude récente du cabinet Finabi révèle quelles entreprises publiques algériennes versent les salaires les plus élevés en 2026. Le classement réserve quelques surprises pour le grand public, qui associe souvent les meilleurs salaires à certaines grandes entreprises connues. Cette analyse se base sur l’exploitation des rapports de gestion et des bilans comptables de ces sociétés.

Selon le cabinet de conseil Finabi, la Compagnie Centrale de Réassurance (CCR) occupe la première place avec un salaire moyen net de 144 000 dinars par mois. Cette société, filiale à 100 % du Ministère des Finances, compte moins de deux cents salariés, principalement des experts, actuaires, souscripteurs et analystes financiers. Cette concentration de profils spécialisés explique la moyenne salariale élevée, comme l’indique un expert en comptabilité interrogé par Maghreb Emergent.

Le cabinet Finabi précise que ces informations ont été obtenues en exploitant la comptabilité et les bilans des entreprises, offrant ainsi une vision précise de la rémunération moyenne par employé. Ces chiffres reflètent le coût salarial moyen, incluant les avantages et charges comptables, mais peuvent légèrement différer du salaire net exact perçu par chaque salarié.

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Sonatrach, le géant pétrolier

En deuxième position du classement, Sonatrach verse un salaire moyen de 136 000 dinars par mois. Le groupe emploie 41 204 salariés sur son périmètre direct et environ 200 000 personnes en incluant l’ensemble des filiales et participations. Cette pyramide d’effectifs comprend des milliers d’agents d’exécution et de techniciens, ce qui dilue statistiquement les hauts salaires des ingénieurs et cadres dirigeants.

Selon Finabi, Sonatrach reste l’employeur emblématique dans l’imaginaire collectif pour ses rémunérations, mais la lecture des bilans comptables montre une moyenne moins élevée que celle de la CCR. Le cabinet rappelle que ces chiffres sont basés sur des données comptables de 2025, la référence la plus récente disponible pour l’ensemble des entreprises publiques.

Air Algérie, la surprise du classement

Air Algérie se classe troisième avec un salaire moyen de 121 400 dinars par mois. En 2023, la compagnie comptait 8 315 salariés, en baisse par rapport aux 8 799 employés en 2019. L’effectif comprend des pilotes, des techniciens de maintenance, du personnel administratif et des agents au sol.

Le classement d’Air Algérie est considéré comme surprenant, car même avec la proportion importante d’agents au sol et de techniciens, le salaire moyen reste élevé. Cette donnée indique une grille de rémunération supérieure à celle observée dans la plupart des entreprises publiques et offre un aperçu rare de la structure salariale dans le secteur aérien national.

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Comparaison avec la moyenne nationale et méthodologie

Pour mettre ces chiffres en perspective, l’Office National des Statistiques (ONS) indique qu’en mai 2022, le salaire net moyen toutes entreprises confondues était de 43 500 dinars par mois. Cela représente moins du tiers des rémunérations moyennes versées au sein des trois premières entreprises publiques.

Le cabinet Finabi souligne que les données utilisées proviennent de documents légalement déposés et accessibles, mais rarement publiés de manière lisible par l’État ou les entreprises elles-mêmes. L’approche du cabinet consiste à reconstituer la masse salariale moyenne par employé à partir des bilans et rapports de gestion, ce qui permet d’obtenir une estimation fiable en l’absence de publication officielle des grilles de rémunération.


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