Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) reliant le Nigeria à l’Algérie franchit une nouvelle étape. Une date de mise en service a été évoquée par un responsable africain du secteur énergétique. Ce projet, qui doit relier l’Afrique à l’Europe, progresse actuellement sur plusieurs segments clés.
Le secrétaire général de l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), Farid Ghazali, a annoncé que le gazoduc transsaharien (TSGP) serait opérationnel au début de l’année 2029. Cette déclaration a été faite dans un entretien accordé, mardi 31 mars 2026, à la chaîne d’information algérienne ALG24 News, en marge de la huitième édition de l’Assemblée algérienne de l’industrie du gaz (AGIA), qui se tient à Oran.
Selon Farid Ghazali, des équipes techniques sont actuellement présentes au Niger pour préparer la réalisation du tronçon traversant ce pays. Il a précisé que ce segment était l’élément qui faisait jusqu’alors défaut pour concrétiser l’ensemble du projet. L’objectif est de parvenir à un gazoduc entièrement fonctionnel, reliant le Nigeria à l’Europe via l’Algérie.
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Un projet de 4 128 kilomètres traversant trois pays
Le gazoduc transsaharien s’étend sur 4 128 kilomètres et relie le Nigeria à l’Algérie en traversant le Niger. L’infrastructure doit permettre d’acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an depuis les gisements nigérians vers les installations algériennes, puis vers les marchés européens par l’intermédiaire des gazoducs existants en Méditerranée.
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Gazoduc transsaharien : L’Algérie, le Nigéria et le Niger signent trois accords pour accélérer la réalisation du projet
Ces accords sont signés à l’occasion de la quatrième réunion ministérielle du comité de pilotage du TSGP, dont les travaux… https://t.co/6gjiRbdSZZ pic.twitter.com/YI5gWE35Hy
— Perspective algérienne (@PerspectiveDZ) February 11, 2025
Le coût total du projet est estimé à 13 milliards de dollars. Il est financé par les trois pays traversés ainsi que par des partenaires internationaux. La section nigérienne, longue de 1 028 kilomètres, constitue le segment dont la réalisation est la plus avancée, avec des travaux préparatoires en cours depuis le premier trimestre 2025.
L’annonce du SG de l’APPO confirme la poursuite des travaux préparatoires sur le tronçon nigérien. Farid Ghazali a indiqué que des équipes sont déjà déployées sur le terrain dans ce pays. L’objectif est de rendre le pipeline pleinement opérationnel au début de l’année 2029.
Capacités de production et d’exportation de l’Algérie
Farid Ghazali a évoqué la place de l’Algérie dans la production de gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique. Le pays dispose d’une capacité de production de 10 milliards de mètres cubes de GNL par an, répartie entre ses complexes de Skikda et d’Arzew. L’objectif est d’atteindre 15 milliards de mètres cubes d’ici 2030.
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Le secrétaire général de l’APPO a également insisté sur la fiabilité de l’Algérie en tant que fournisseur d’énergie. Il a rappelé que le pays n’a jamais interrompu ses livraisons de gaz à ses clients, quelles que soient les circonstances géopolitiques. En 2025, l’Algérie a exporté près de 55 milliards de mètres cubes de gaz, dont 60 % sous forme de gaz naturel liquéfié.
La fiabilité du fournisseur algérien
Farid Ghazali s’est exprimé sur la fiabilité de l’Algérie dans le secteur énergétique. Il a déclaré : « L’Algérie a prouvé historiquement sa fiabilité en tant que fournisseur. Quelles que soient les circonstances ou la situation géopolitique, l’Algérie n’a pas interrompu une seule seconde ses livraisons de gaz à ses clients. »
Il a ajouté que cette fiabilité a une valeur qui dépasse le simple prix du produit. Selon lui, le service rendu est désormais un critère essentiel dans les relations contractuelles entre pays producteurs et pays consommateurs.
Le responsable a par ailleurs salué l’engagement de l’Algérie dans les projets énergétiques africains communs. Il a cité le gazoduc transsaharien comme exemple de coopération régionale. Il a estimé que la finalisation de ce projet démontrera que l’Afrique peut constituer une source d’approvisionnement fiable pour les marchés internationaux.
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