Le gaz algérien pourrait bientôt trouver une nouvelle destination en Asie, avec l’Inde en ligne de mire. Ce pays, qui figure parmi les plus grands consommateurs d’énergie au monde, cherche à sécuriser ses approvisionnements dans un contexte marqué par des tensions sur les circuits internationaux de livraison.
Le 31 mars 2026, Mohamed Arkab, ministre d'État et ministre de l'Énergie et des Mines, a rencontré Nina Malhotra, sous-ministre des Affaires étrangères de l’Inde. Cette rencontre s’inscrit dans une série de discussions entre les deux pays autour du secteur énergétique.
Les échanges ont porté sur l’approvisionnement en gaz naturel et en produits pétroliers. Les deux parties ont évoqué la nécessité de maintenir des flux réguliers, alors que certaines routes maritimes connaissent des perturbations. La question des investissements a également été abordée, notamment dans le cadre d’une coopération entre entreprises algériennes et indiennes.
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Une demande en forte évolution en inde
L’Inde cherche à augmenter la place du gaz naturel dans sa consommation d’énergie. L’objectif affiché est d’atteindre 15 % du mix énergétique d’ici 2030. Pour y parvenir, le pays s’appuie en partie sur les importations de gaz naturel liquéfié, qui représentent aujourd’hui environ 30 millions de tonnes par an.
Cette demande pourrait évoluer à la hausse dans les prochaines années. Dans ce contexte, les autorités indiennes s’intéressent à des fournisseurs capables d’assurer des livraisons régulières. Sonatrach, entreprise nationale algérienne, fait partie des partenaires envisagés, notamment pour le gaz de pétrole liquéfié.
Des pistes de coopération élargies
Lors de la rencontre, Mohamed Arkab a présenté plusieurs axes de collaboration aux entreprises indiennes. Il a été question des activités liées à l’exploration et à la production, mais aussi du développement d’infrastructures énergétiques.
Les discussions ne se limitent pas au gaz. D’autres secteurs sont évoqués, comme la pétrochimie, la production d’engrais ou encore la transformation du phosphate. Le domaine minier est également mentionné parmi les pistes de travail possibles entre les deux pays.
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Questions logistiques
L’accès au marché indien suppose la mise en place d’accords précis, notamment pour encadrer les volumes et les modalités de livraison. Les échanges portent sur le gaz naturel liquéfié ainsi que sur le gaz de pétrole liquéfié.
Les questions logistiques occupent une place importante dans les discussions. Il s’agit d’adapter les infrastructures existantes et d’organiser les flux entre les deux pays. La coordination entre les acteurs impliqués, en particulier Sonatrach et les partenaires indiens, fait partie des points examinés.
Des projets communs pourraient voir le jour dans différents segments industriels liés à l’énergie et aux ressources naturelles. Les deux pays poursuivent leurs discussions afin de définir les modalités concrètes de cette coopération.
