Retraite en France : les Algériens premiers bénéficiaires des pensions versées à l’étranger

Les pensions de retraite versées par la France aux ressortissants vivant à l’étranger concernent plusieurs centaines de milliers de bénéficiaires. Parmi eux, les Algériens occupent la première place en termes de montant et de nombre de pensions reçues. Les flux financiers, qui atteignent plusieurs milliards d’euros par an, font l’objet d’une surveillance renforcée, mais certains défis subsistent pour assurer un suivi précis.

Selon un rapport publié en 2025 par la Cour des comptes, plus de 2 millions de retraités français vivent hors du territoire national. Les pensions versées à ces bénéficiaires représentent environ 6 milliards d’euros par an. L’Algérie accueille à elle seule plus de 400 000 retraités, ce qui en fait le premier pays de résidence des bénéficiaires de pensions françaises à l’étranger.

Ces pensions concernent principalement des anciens travailleurs ayant effectué leur carrière en France, qu’ils soient Algériens ou binationaux. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et les régimes complémentaires Agirc-Arrco assurent le versement et le suivi des pensions, tout en essayant de limiter les irrégularités, qui pourraient représenter entre 40 et 80 millions d’euros par an. Les causes principales sont la non-déclaration de décès et des documents administratifs incomplets.

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Pensions de retraite françaises versées à l’étranger : l’Algérie en première place

L’Algérie reste le premier pays bénéficiaire des pensions françaises versées à l’étranger, avec un nombre de retraités supérieur à celui de tout autre pays. Ces pensions représentent une part majeure des transferts financiers vers le Maghreb, soulignant l’importance de ce pays dans le dispositif des pensions françaises. Les bénéficiaires incluent des Algériens et des binationaux ayant travaillé en France, tous dépendants des flux assurés par la CNAV et l’Agirc-Arrco.

Pour sécuriser ces versements, l’Agirc-Arrco a renforcé les contrôles. Les retraités doivent se présenter physiquement dans certaines banques locales, comme la Société Générale Algérie, avec une pièce d’identité valide, un justificatif de domicile et un RIB. L’agent bancaire joue le rôle de tiers de confiance pour certifier l’existence du bénéficiaire. Ce dispositif permet de limiter les fraudes et de garantir la fiabilité des versements, tout en maintenant l’Algérie en tête des pays recevant des pensions françaises à l’étranger.

Des mécanismes de contrôle en cours de modernisation

Les pensions versées à l’étranger reposent sur des accords bilatéraux et la transmission régulière des informations administratives entre la France et les pays concernés. La Cour des comptes souligne que certains mécanismes restent partiellement manuels, notamment les documents papier et les échanges d’état civil, ce qui ralentit la vérification et facilite des irrégularités.

Pour y remédier, la Cour des comptes recommande la numérisation des procédures, la création de bases de données partagées et l’utilisation de technologies biométriques pour attester de l’existence des retraités. L’extension des contrôles à d’autres pays comme le Maroc, la Tunisie, la Turquie, le Portugal et l’Espagne est prévue, mais l’Algérie reste au centre des dispositifs de suivi. La conservation d’un compte en France reste également la méthode la plus simple pour sécuriser les versements.

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La Cour des comptes préconise également un renforcement des moyens humains et des partenariats internationaux afin de former les agents aux nouvelles formes de fraude et d’élargir les accords d’échange d’informations. Ces mesures visent à garantir l’équité et la sécurité des pensions, tout en assurant que les flux financiers restent fiables et transparents.


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