Algérie : baisse des exportations de pétrole au premier trimestre 2026

Les exportations de pétrole de l’Algérie ont reculé durant les trois premiers mois de 2026, selon les dernières données disponibles. Cette évolution intervient dans un contexte de fluctuations mensuelles marquées et d’évolution contrastée de la production nationale. Les chiffres détaillés révèlent également des changements dans la répartition géographique des livraisons.

Les exportations de pétrole brut algérien transporté par voie maritime ont enregistré une baisse au premier trimestre 2026. D’après les données publiées par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, la moyenne des expéditions a atteint 361 000 barils par jour entre janvier et mars 2026. Sur la même période en 2025, ce volume s’élevait à 384 000 barils quotidiens, soit une diminution d’environ 6 %, représentant plus de 23 000 barils par jour sur un an.

Cette baisse intervient dans un contexte international marqué par des perturbations logistiques liées à la fermeture du détroit d’Ormuz dans le cadre de la guerre impliquant l’Iran. Les données indiquent que l’Algérie n’a pas augmenté ses exportations pour répondre à cette situation. Les expéditions maritimes ont également diminué sur l’ensemble de l’année précédente, avec une moyenne de 762 000 barils par jour en 2025 contre 778 000 barils par jour en 2024, confirmant une tendance à la baisse.

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Forte volatilité mensuelle entre janvier et mars

L’évolution mensuelle des exportations algériennes de pétrole au premier trimestre 2026 montre des variations importantes. En janvier 2026, les exportations ont chuté à 120 000 barils par jour, soit une baisse de 62 % par rapport aux 316 000 barils quotidiens enregistrés en janvier 2025. Ce niveau constitue le plus faible volume mensuel sur la période observée.

Le mois de février a enregistré une hausse significative. Les exportations ont atteint 517 000 barils par jour, soit une progression de plus de 330 % par rapport à janvier. Sur une base annuelle, le volume de février 2026 représente également une augmentation de 11 % par rapport aux 466 000 barils par jour exportés en février 2025. Cette progression a été suivie d’un recul en mars 2026, avec des exportations retombant à 368 000 barils quotidiens. Ce chiffre correspond à une baisse mensuelle de 29 % et à une diminution légère par rapport à mars 2025.

Production en hausse malgré la baisse des exportations

La baisse des exportations intervient alors que la production pétrolière algérienne a progressé au cours de la période récente. En février 2026, la production nationale a atteint 973 000 barils par jour, selon les données disponibles. Ce niveau correspond au volume le plus élevé enregistré depuis environ deux ans et demi.

Cette augmentation de la production s’inscrit dans le cadre du retrait progressif des réductions volontaires décidées par l'OPEP+. Les volumes produits n’ont pas été entièrement orientés vers les exportations maritimes, ce qui explique l’écart observé entre l’évolution de la production et celle des expéditions. Les ajustements internes et les variations de la demande extérieure ont contribué à cette situation.

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L’Europe, principale destination du pétrole algérien

Les pays européens sont restés les principaux clients du pétrole algérien au premier trimestre 2026. L’Espagne a conservé la première place avec une moyenne de 57 000 barils par jour, contre 69 000 barils par jour au premier trimestre 2025, soit une baisse de 17 %. La France arrive en deuxième position avec 54 000 barils quotidiens, en recul par rapport aux 65 000 barils par jour enregistrés sur la même période l’an dernier.

L’Italie a enregistré une progression de ses importations, avec une moyenne de 46 000 barils par jour contre 36 000 barils quotidiens au premier trimestre 2025, soit une hausse de 28 %. La Corée du Sud a également augmenté ses achats, atteignant plus de 35 000 barils par jour, contre environ 25 000 barils durant la période comparable. Le Royaume-Uni a importé en moyenne 34 000 barils quotidiens, contre 36 000 barils par jour un an plus tôt, soit une baisse de 6 %.


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