L’Espagne démantèle un réseau de passeurs entre l’Algérie et l’Europe

Les autorités en Espagne ont démantelé un réseau criminel soupçonné d’avoir organisé des passages de migrants depuis l’Algérie vers les côtes espagnoles, avec un transfert vers d’autres pays européens.

L’opération a été menée avec le soutien de la France et la coordination d’Europol. Plusieurs arrestations ont été réalisées lors de perquisitions menées dans différentes régions du territoire espagnol.

Une opération entre l’Espagne, la France et Europol

L’enquête a été conduite par les forces de sécurité en Espagne, en coopération avec les autorités françaises. Europol a fourni un appui technique pour l’analyse des données et la coordination des échanges entre services d’enquête.

Faits-divers Il devait rejoindre le Maroc : un avion Transavia fait demi-tour et revient à Paris-Orly

Les personnes arrêtées sont de nationalités espagnole, algérienne et marocaine. Les investigations ont identifié Almería, dans le sud de l’Espagne, comme un point central des activités du réseau. D’autres zones ont été concernées, notamment des régions proches de la frontière franco-espagnole.

Les enquêteurs ont également relevé des liens avec des groupes criminels installés en France, notamment à Marseille et Perpignan, utilisés comme relais pour la poursuite des déplacements vers d’autres pays européens.

Europol a rappelé que le Centre européen contre le trafic de migrants (ECAMS) renforce la coopération entre États membres et facilite l’échange d’informations dans les enquêtes liées aux réseaux de migration irrégulière.

Traversées clandestines entre l’Algérie et l’Espagne

Le réseau utilisait des embarcations rapides pour transporter des migrants depuis les côtes algériennes vers l’Espagne, principalement vers Almería et Murcie. Les bateaux étaient préparés et stockés sur le territoire espagnol avant leur utilisation. Certains étaient équipés de moteurs puissants fournis par des intermédiaires basés en France.

Faits-divers Port d’Alger : une importante cargaison de drogue découverte dans un véhicule arrivé de Marseille

Les autorités ont également constaté une extension des itinéraires vers les îles Baléares, utilisée selon les conditions de surveillance maritime. Après l’arrivée en Espagne, les migrants étaient transférés par voie terrestre, avec des itinéraires passant par la France avant d’atteindre d’autres pays européens.

Un réseau avec des activités associées

L’enquête décrit une organisation structurée avec des rôles définis. Certains membres géraient l’achat de moteurs de bateaux, d’autres surveillaient les forces de sécurité. Le réseau disposait de lieux de stockage et d’ateliers mobiles installés sur remorques pour effectuer des réparations rapides.

Les investigations font également état de liens avec d’autres activités criminelles, notamment le trafic de drogue, d’armes et le blanchiment d’argent. Ces activités contribuaient au financement de l’organisation et à son fonctionnement logistique.

L'enquête se poursuit

L’opération s’inscrit dans un dispositif conjoint entre l’Espagne, la France et Europol. Un groupe de travail commun a été mis en place pour suivre les réseaux opérant en Méditerranée occidentale. Europol a déployé un expert sur le terrain pour croiser les données avec ses bases d’informations et identifier de nouvelles pistes d’enquête.

Faits-divers Vol Transavia vers le Maroc : un passager contraint l’avion à atterrir en urgence

L’agence poursuit le développement du Centre européen contre le trafic de migrants (ECAMS), destiné à centraliser les informations et renforcer la coordination entre États membres.


Vous aimez cet article ? Partagez !