Une importante affaire de trafic de psychotropes a été portée devant la justice algérienne. Selon un communiqué du parquet de Sidi M'hamed, publié le 29 octobre 2026, les enquêteurs ont saisi 2,4 millions de comprimés de prégabaline dosés à 300 mg. L’enquête vise un groupe criminel organisé composé de 15 personnes.
L’enquête préliminaire a été menée par le Service central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de la Sûreté nationale. Elle a permis d’identifier les membres présumés de ce réseau. Dix personnes ont été interpellées en situation de flagrant délit, tandis que cinq autres, dont l’identité a été établie, sont toujours en fuite, précise le communiqué du parquet.
La saisie porte sur une quantité particulièrement importante de prégabaline 300 mg, un médicament dont le détournement de son usage médical peut présenter des risques pour la santé. Selon les autorités, les comprimés étaient destinés à être écoulés illicitement.
Faits-divers Trafic de drogue en Algérie : 69 kg de cocaïne saisis dans un camion frigorifique
Des poursuites pour trafic organisé et blanchiment d’argent
Après la présentation des personnes arrêtées devant le parquet du pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, une information judiciaire a été ouverte.
Les poursuites portent notamment sur l’importation, le transport, le chargement, le stockage et la détention illicites de substances psychotropes en vue de leur vente, dans le cadre d’un groupe criminel organisé transnational.
Les faits visés comprennent également la contrebande dangereuse portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques, ainsi que le blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle. Selon le parquet, les infractions présumées auraient également visé à porter atteinte à la sécurité nationale, à créer un climat d’insécurité et à perturber l’ordre public.
Une information judiciaire en cours
À l’issue des interrogatoires menés par le juge d’instruction, les dix personnes présentées à la justice ont été placées en détention provisoire, selon le communiqué.
L’enquête doit désormais préciser les circuits d’approvisionnement, les modalités de transport et les éventuelles ramifications du réseau. Les cinq personnes en fuite restent recherchées dans le cadre de la procédure.
Cette affaire souligne l’ampleur du trafic de psychotropes auquel les services de sécurité sont confrontés en Algérie. Les personnes mises en cause restent présumées innocentes jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.
